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 Joue moi un mouvement et je te danserai un air [PV Valeri]

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Ivanna Belinski

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✝ Arrivée à Vienne : 14/01/2013
✝ Sorts : 26
✝ Baguette : /
✝ Localisation : Staatsoper, sur scène



MessageSujet: Joue moi un mouvement et je te danserai un air [PV Valeri]   Lun 4 Mar - 22:30

C'était décidé, le prochain spectacle de la troupe de ballet de Viennes serait Esmeralada. La nouvelle avait réjouit Ivanna, qui connaissait les solos par cœur depuis l'âge de onze ans. Néanmoins, il lui restait énormément à travailler si elle voulait approcher l'excellence. Et Leonid ne tolérait que l'excellence. Quelque jours plus tôt il lui avait offert un tambourin, et la jeune ballerine n'était pas dupe,plus qu'un présent symbolique ou une récompense, c'était surtout un encouragement pour se mettre à travailler tout de suite. Les représentations du lac des cygnes étaient loin d'être terminées, mais il était déjà temps de préparer le prochain ballet.

Ivanna s'entrainait autant qu'elle le pouvait chez elle , mais malgré les grands miroirs qu'elle avait installé, son appartement n'avait rien d'une salle de danse. Le sol n'était pas très adapté pour ses pointes et elle manquait d'espace. Aussi avait-elle demander à Leonid de la prévenir quand la scène du Staatsoper était libre, ce qui était souvent le cas l'après-midi. Et c'était notamment le cas aujourd'hui. Ivanna était entrée par la petite porte sur le coté, qui menait directement aux coulisses et s'était glissée dans sa loge, dont elle sortait à présent, vêtue de son collant de danse et d'un justaucorps pâle, ses pointes et son tambourin dans les bras. Elle n'avait pas pris le temps de se faire un chignon réglementaire, et avait simplement relevé ses cheveux dans un chignon un peu lâche.

Elle traversa les coulisses silencieusement et, alors qu'elle s'approchait de la scène, une douce musique parvint à ses oreilles. Quelqu'un jouait du violon, et il en jouait bien. Ivanna ne connaissait que la musique des ballets, c'était tout ce qu'elle avait toujours connu. On ne vous apprenait rien d'autre à l'école de danse, à lire et à écrire, pour ne pas faire honte au monde de la danse en société, mais rien de plus. Pas de leçons de mathématiques, de sciences, d'histoire, de musique autre que celle des ballets. Mais elle aimait ça Ivanna, la musique. Et celle-ci était particulièrement belle. Elle dégageait tant de force et d'émotions qu'elle devait retenir tout son corps de ne pas se mettre à danser. Pourtant c'était sa seule façon de s'exprimer : puiser l'émotion dans la musique et la traduire en mouvements.

Intriguée, la ballerine traversa les coulisses pour arriver en bord de scène d'où elle découvrit un homme plus âgé qu'elle, occupé à jouer du violon. Elle l'observa en silence, ne souhaitant surtout pas se faire remarquer et l'écouta jouer un petit moment. C'était une pure merveille, un véritable délice à écouter. Malheureusement, elle fit bouger le rideau des coulisses du bout de son pieds et le tissus vint frôler son tambourin dans un bruit aigu de grelots.

Ivanna se figea, les joues rosissantes, alors que l'homme se tournait vers elle. La ballerine décida de faire comme si elle venait d'arriver et lui adressa un sourire polie, elle ne voulait surtout pas qu'il croit qu'elle était en train de l'espionner, ce serait inconvenant.

"Je suis navrée, on m'avait assuré que la scène serait libre cet après-midi, mais je vais vous laissez travailler."

Elle exécuta rapidement une gracieuse révérence, comme seules les ballerines savaient le faire, se détourna et s'apprêtait à s'en aller quand, pris d'un élan d'audace qui ne lui ressemblait pas, elle se retourna. Elle n'était pas très sociable, plutôt du genre solitaire. Elle ne parlait pas facilement aux gens, sauf lorsqu'elle n'avait pas le choix lors des évènements mondains auxquels on la trainait, et elle se confiait encore plus difficilement, mais la musique avait su la toucher et elle se sentait d'humeur un peu plus chaleureuse.

"Vous êtes très doué. C'était magnifique, magique même."

Et elle était bien loin de s'imaginer tout ce que le mot "magie" recouvrait. Pour elle il ne servait qu'à qualifier les plus belles symphonies, les plus gracieux pas de danse, et elle ne pouvait pas se douter que pour son interlocuteur, la magie était bien plus que ça.

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Valeri Karaïev

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✝ Arrivée à Vienne : 14/01/2013
✝ Sorts : 26



MessageSujet: Re: Joue moi un mouvement et je te danserai un air [PV Valeri]   Mer 6 Mar - 21:12

Valeri battait le rythme des seconds violons de la main droite, faisant signe aux bois et aux premiers violons de la main gauche de s'arrêter. Puis il joignit ses mains avec dynamisme pour les faire repartirent tous ensemble.

"Forte !" s'écria-t-il.

Ses gestes étaient assurés et mécaniques.

Mais qu'est-ce que c'est que ÇA ?

"Non .. Non, non non !"

Il fit signe de tout arrêter. Ses musiciens suivirent ses ordres à la lettre, tels de bons petits soldats.

"Et le sentiment, où est-il ?" demanda Valeri en balayant son orchestre du regard.

"Je veux sentir ma cage thoracique vibrer, je veux sentir les mots résonner à l'intérieur de mon corps ! Je veux que ce soit si beau que j'en perde ma concentration !"

Cette dernière remarque le fit sourire imperceptiblement. Comment pourrait-il perdre sa concentration ? Il fit signe à l'orchestre de préparer à nouveau leurs instruments.

"Barre numéro trente-sept, on reprend !"

Lent ... Accélérer avec un léger crescendo qui juste avant d'exploser retombe graduellement en un decrescendo ... Un nouveau crescendo qui explose en une mélodie grave et héroïque !

Mais NON.


Les mêmes erreurs, encore, toujours ! Il était fatigué ... Fatigué de cette incompétence. Fatigué de ces bêtises. Aussi, ne dit-il rien, et les laissa se démener contre le morceau. De toutes façons ils ne l'écoutaient plus, ils en avaient assez, ils voulaient rentrer chez eux.

Médiocre.

À la fin du morceau, tous rangèrent leur instrument.

"À mercredi tout le monde. Par pitié, faites attention aux accents, je ne pourrais jamais vous le répéter assez !"

À quoi bon ?...

Lui fit mine de prendre du temps pour ranger ses papiers. Bien vite, ils étaient tous partis. Il se tourna vers les sièges derrière lui et leva les yeux vers le paradis. Quand avait-il cessé de jouer pour des gamins qui balançaient leurs jambes tout là-haut ? Quand son orgueil avait pris le dessus sur son amour pour la musique ... Quand il avait perdu ses rêves et ses réelles ambitions. Quand il s'était détourné du chemin qui lui était tracée. Et pourquoi ? Une déception continuelle.

Son violon l'attendait, sagement dans son étui ... Il le contempla longuement, puis le saisit. Il s'assit sur les marches et l'accorda à la perfection. Le son des cordes résonnait à travers toute la pièce et il pu sentir des frissons qui le parcouraient. Puis, il entama une mélodie de sa terre natale ...
Il faisait pleurer le bois. Comme lui seul savait le faire. Ses yeux étaient clos, ses sourcils légèrement froncés ... Il déversait son âme sur les cordes. Les images défilaient dans sa tête à une vitesse incroyable et avec une telle précision qu'il aurait pu redessiner les rues de son enfance les yeux fermés.

Soudain, un tintement rompit le charme et le surpris tellement qu'il faillit sursauter. Il se tourna brusquement. Une jeune femme l'observait depuis l'arrière de la scène et son visage lui était familier. Où l'avait-il vue ? Elle portait un justaucorps et tenait un tambourin, source de la perturbation ... Il la reconnut. C'était la danseuse la plus connue de Vienne. Il avait joué avec son orchestre Le Lac des Cygnes pour elle et sa troupe.

Elle méritait bien sa place. Valeri avait été émerveillé par sa grâce. Cette femme, quand elle dansait, était une incarnation musicale, une incarnation de beauté à l'état brut.
Il se souvenait de son nom. Ivanna Belsinki. Comment pourrait-il l'oublier ? Ce nom après tout provenait de chez lui.

"Je suis navrée, on m'avait assuré que la scène serait libre cet après-midi, mais je vais vous laisser travailler," dit-elle précipitamment.

Son accent encore fort prononcé réchauffa le coeur de Valeri. Sans qu'il aie eu le temps de répondre, elle se détourna, s'apprêtant à le quitter. Puis elle se retourna et lui dit :

"Vous êtes très doué. C'était magnifique, magique même."

Valeri sourit. Pour la première fois depuis longtemps, son sourire était des plus sincères.

"Merci," lui répondit-il dans leur langue natale.

Que cela lui faisait du bien ! Il avait l'impression de ne pas avoir parlé réellement depuis des siècles, que tout ce qu'il avait pu dire depuis tout ce temps passé à Vienne n'avait aucun sens.
Ivanna Belsinki s'apprêta à partir et Valeri l’interpella, toujours en russe.

"Attendez, ne partez pas, j'avais fini de toutes manières,"

Il lui sourit encore, se releva et se dirigea vers son étui. Puis il se ravisa et lui fit face à nouveau.

"Vous êtes bien Ivanna Belsinki ? Auriez-vous besoin d'un musicien pour vous entraîner ?" demanda-t-il en désignant son tambourin d'un signe de tête.

Il n'avait en aucune façon envie d'arrêter de jouer, de rentrer chez lui, de quitter cette femme qui lui rappelait son pays et ses traditions ...

"Oh, mais où sont mes manières ? Valeri Karaïev, à votre service," se présenta-t-il en s'inclinant légèrement.

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Ivanna Belinski

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✝ Sorts : 26
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MessageSujet: Re: Joue moi un mouvement et je te danserai un air [PV Valeri]   Dim 10 Mar - 21:29

Ivanna haussa les sourcils, étonnée, quand le violoniste la remercia en russe. La surprise disparut rapidement de son visage pour laisser place à un sourire. Un sourire bien plus chaleureux que tous ceux qu'elle pouvait accorder aux politiciens, aux amateurs de ballet et aux autres riches gentlemen qu'elle côtoyait habituellement. C'était tellement agréable d'entendre sa langue natale. Leonid parlait russe mais il s'était toujours adressé à Ivanna en allemand pour qu'elle progresse vite. La Russie lui manquait, un peu. Elle ne se sentait pas chez elle à Viennes, de toute façon elle n'était bien que sur scène.

"J'ignorais que vous étiez russe, c'est un plaisir ! J'ai rarement l'occasion de rencontrer des gens du pays, répondit-elle dans leur langue maternelle. Je vais vous laisser travailler..."

Elle commençait déjà à se retourner quand le musicien la rappela. Elle était heureuse qu'il la retienne, à vrai dire, elle se trouvait assez rarement en bonne compagnie pour ne pas vouloir laisser filer une occasion de partager un moment avec une personne agréable. Les autres ballerines n'étaient pas méchantes, mais elle la détestait, évidement. On détestait toujours la danseuse principale, elle était passé par là elle aussi. Le monde de la danse était comme ça, froid, cruel. La compétition et la sélection vous ôtait vite de la tête toute idée de camaraderie, mais ça ne l'avait jamais dérangée. Elle aimait la solitude, toutefois elle ne disait pas non à une conversation agréable de temps à autres.

Ivanna fit donc quelque pas sur scène et observa le musicien qui semblait sur le point de ranger son instrument. Elle adorait venir sur scène quand l'opéra était fermé, et observer la salle vide. C'était si grand, si haut, si vide...On se sentait seul. On avait le sentiment qu'il n'y avait plus rien, que le vide, plus de riches spectateurs, plus de guerre dehors, plus de mort, plus de secrets. Il n'y avait plus qu'elle, une salle vide, et la danse. Le violoniste se retourna alors pour lui demander si elle avait besoin d'un musicien pour s'entrainer, désignant son tambourin d'un signe de tête.

"Je...Oui, ce...Ce serait très gentil à vous, commença-t-elle, surprise qu'il connaisse son nom. Mais je ne veux pas vous faire perdre votre temps..."

Après tout il venait de dire qu'il avait terminé, il avait sans doute bien mieux à faire que de jouer des dizaines de fois le même morceau pour qu'elle essaye de s'approcher le plus possible de la perfection. Elle lui adressa un nouveau sourire, reconnaissant cette fois-ci. L'homme se présenta comme Valeri Karaïev et la lumière se fit dans son esprit. Bien sûr ! Comment ne l'avait-elle pas reconnu ? Un peu honteuse de ne pas s'en être rendu compte plus tôt, elle se sentit rosir.

"Bien sûr, Valeri Karaïev, vous avez joué pour la représentation l'autre soir. C'était magnifique, je n'avais jamais entendu le Lac des Cygnes de cette façon, et pourtant je l'ai entendu un certain nombre de fois..."

Elle disait vrai, jamais danser n'avait été si simple que ce fameux soir. Elle s'était laissé portée par la musique, avait sentit toute l'émotion entrer en elle et s'était efforcé de la retranscrire dans chacun de ses gestes. Elle avait eu le sentiment de redécouvrir chaque note de chaque tableau de cette œuvre qu'elle connaissait pourtant par cœur. Valeri Karaïev était un grand artiste, c'était indéniable, et elle avait énormément d'admiration pour lui. Elle avait envie d'en savoir plus, de savoir où il avait appris la musique, d'où il venait en Russie, elle voulait lui demander s'il serait présent à ce gala qui aurait lieu dans quelques jours...Elle avait des questions plein la tête mais ne savait par où commencer.

"Vous êtes à Viennes depuis longtemps ? demanda-t-elle finalement. Je suis arrivée il y a un an et je me sens toujours comme une étrangère ici..."

Elle se sentait comme une étrangère partout. Elle n'était pas faite pour la vie qu'on lui faisait mener, les grands bals, les sourires hypocrites, les rires trop forts, les hommes trop riches et trop puissants, les pièces sombres, et les danseuses trop prudentes pour oser dire non. Elle aurait voulu pouvoir se contenter de la danse, ne faire que ça. Elle voulait que les soirées s'arrêtent au moment ou le rideau tombait, elle voulait s'endormir sur les derniers applaudissement, mais malheureusement elle ne pouvait pas. La réussite allait de paire avec la célébrité ici et elle devait se montrer, laisser les autres l'exposer quand elle ne demandait qu'à rester seule avec sa paire de pointe et un bout de parquet.

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MessageSujet: Re: Joue moi un mouvement et je te danserai un air [PV Valeri]   Ven 15 Mar - 15:18

Il n'avait pas ressenti de sentiment aussi fort depuis longtemps -loin de la musique-. entendre sa langue parlée naturellement et non mécaniquement, fit naître en lui une chaleur jusqu'alors encore rarement éprouvée. Il aurait voulu qu'elle continue de parler, qu'elle lui récite un texte de Dostoïvesky. Il aurait fermé les yeux et tout simplement apprécié les subtilités de la langue qui était la leur. Quelle langue agréable. Elle accepta sa proposition, mais lui dit qu'elle ne voulait pas qu'il perde son temps.

"Voyons ... Comment pourrais-je perdre mon temps lorsqu'il s'agit de jouer de la musique ? Même si vous me demandez le même morceau, encore et encore, puisque c'est ce que vous allez me demander je suppose. Ne vous en faites-donc pas pour ça," dit-il chaleureusement. "De plus, cette journée fut particulièrement fatigante et décevante alors ..."

Bien entendu, ce n'était pas la première fois qu'il parlait en russe depuis son arrivée à Vienne : beaucoup de personnes le parlaient couramment. Mais ce n'était pas la même chose. Jamais les autrichiens, les viennois ou les étrangers ne parleraient comme eux. Jamais les mots ne seraient les mêmes. Jamais les sonorités ne seraient identiques. À travers ses lèvres, il entendait la neige, il entendait le vent, il entendait la Place rouge, il entendait Moscou, il entendait la Russie. Et cela était la plus belle des musiques.

Après qu'il se soit présenté, confuse, elle s'excusa de ne pas l'avoir répondu. Cela fit sourire Valeri sincèrement. Elle était humble. Elle aurait très bien pu prétendre l'avoir reconnu. Et son compliment le toucha, venant d'elle, qui avait dû entendre Le Lac des Cygnes une centaine de fois.

"Cela va bientôt faire plus de vingt ans que je réside à Vienne. On se fait très lentement au changement, avec le temps ... Mais le mal du pays ne part jamais vraiment. Jamais ..."

Le regret et la nostalgie hurlaient dans sa voix.

"Mais bien sûr,"dit-il en retrouvant son masque froid, "tout n'est pas noir. Il fait mieux vivre ici à Vienne que là-bas à Moscou ... Enfin, je parle de Moscou, mais peut-être venez vous d'ailleurs que la capitale ?"

Tout en parlant, il fixait le vide, se demandant comment ses connaissances avaient-elles fini leurs jours. La situation aurait-elle été différente s'il était resté là-bas ? Il se tourna cependant vers elle, souriant, lorsqu'il lui posa sa question. Bien sûr qu'il faisait mieux vivre ici. Bien que l'URSS semblait prospère, Valeri le sentait dans ses entrailles. Son pays n'allait pas bien. Chaque jour, il voulait y retourner. Mais probablement ne retrouverait-il que misère et désolation. Il n'y avait plus de place là-bas pour un chef d'orchestre ...

"Le prochain ballet prévu par votre troupe est La Esmeralda, si je ne m'abuse ? Je m'occupe moi-même des accompagnements au piano," lui dit-il en descendant de la scène pour se diriger vers le piano en bas dans la partie de la salle réservée à l'orchestre, au pied de la scène.

La musique de ce ballet n'était pas trop mal. Valeri avait lu le livre sur lequel le ballet était basé : Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo. Il aimait cet auteur. Rares étaient les auteurs aussi engagés que lui. Les français étaient un peuple complexe. Un peuple qui ne savait pas ce qu'ils voulaient. Paris regorgeait de gens merveilleux comme de gens détestables. C'était sûrement pour ça que le pays ne savait gérer la guerre.

Il avait hâte de voir Ivanna Belinski sur scène. Les danses du personnage d'Esmeralda étaient particulièrement envoûtantes. Il avait hâte de l'accompagner à nouveau, d'admirer ses mouvements se fondre à sa musique. Il s'assit devant l'instrument et se tourna vers elle, souriant.

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