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 Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine

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Je me nomme
Alysia Schmidt

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✝ Arrivée à Vienne : 10/03/2013
✝ Sorts : 2
✝ Statut : Moldue
✝ Baguette : //
✝ Localisation : Vienne, dans les rues, à jouer



MessageSujet: Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine   Dim 10 Mar - 19:31


Alysia Schmidt

« Ain't it fun when you know that you gonna die young ? »

NomSchmidt
Prénom(s) Alysia
Date de naissance9 septembre 1926
Âge19 ans
Ecole fréquentée, et filière choisieÉcole maternelle et publique de Bâle ; école primaire et collège publique de Munich ; abandon des études
Statut de SangMoldue
NationalitéRusse
SituationCélibataire
HabitationStudio dans un des quartiers pauvres de Vienne, passe ses journées dans la rue
AvatarMichelle Phillips
Baguette//
LoisirsLa guitare, le chant, la musique en générale, les fêtes dans les rues, les soirées avec Niklaus
Epouvantard//
Patronus//
MétierChanteuse de rue
Localisation actuelleVienne
Pro-Grindelwald ?//
RêvePercer dans le métier, pour son père
Ain't it fun when you know
that you gonna die young ?


Journal de Lavr Markov

1914,


C’est la guerre. Ce sont des cris, des hurlements, des pleurs ; du sang qui coule, du sang qui gicle, du sang qui brule ; c’est la mort, à chaque pas, la mort, à chaque souffle, la mort, partout ! Je ne veux pas de cette guerre. Je ne veux pas de cette violence, de cette souffrance. Je veux la paix, la joie, la bonne humeur. Je veux que mes pensées ne soient plus simplement utopiques, je veux qu’elles soient un reflet de la réalité. Je souhaite que Moscou brille de nouveau de milles feux, que la musique envahisse les pièces, fassent valser les gens. Je veux retrouver ma belle Russie, les rires et les souvenirs heureux. Je ne veux pas de cette guerre ! Et, pourtant, elle ne fait que commencer.

1915,

J’en ai assez, je veux m’en aller. C’est trop dur, c’est trop long. J’en ai assez. J’en ai assez. Stop, la guerre, stop la violence. Je veux des rires, par pitié. Je veux un vrai repas. Je veux autre chose que des armes qu’on recharge, autre chose que des corps qu’on entasse. Je veux autre chose, bordel !

1916,

Trois ans que ça dure, ce massacre. Ce n’est pas pour moi, tout ce sang. Toute cette rage. Toute cette colère. J’aime la Russie, j’aime mon pays, oh que je l’aime, mais je n’en peux plus. J’en ai assez. Je veux tout quitter, tout abandonner. Et, pourtant, comme un fou, je reste ici. Peut-être pour les quelques parcelles de fierté qui existent encore en moi ? Peut-être. Seulement, tout mon être prie pour qu’elles disparaissent, que je sois libre de m’enfuir sans remords ; et, alors, la honte m’accable. Je me dois d’être un russe fier, qui se soit battu pour son pays. Pas un déserteur. Jamais. Il ne faut pas. Pour Valeri, pour ma famille, pour mon pays. Ne jamais déserter.

Et pourtant.


1917,

Qui aurait pu croire que je tomberais amoureux sur un champ de bataille ? Entre les larmes et les cris, le sang et l’horreur, l’espoir naquit tout de même. Anastassia. Quel doux prénom. Soigneuse, infirmière, femme de ma vie. Jamais je n’aurais cru pouvoir aimer autant. C’est incroyable, tout de même, tant d’amour sur un champ de haine. J’ai si peur, nous allons tous mourir, c’est inévitable. Et, pourtant, j’aimerais vivre avec elle, connaitre la joie de nous réveiller chaque matin sain et sauf, d’espérer voir grandir nos enfants. J’ai des rêves utopiques, mais ils sont là, et je m’y tiens avec tant de force.

.

Il faudrait fuir. Partir. Tout quitter. La guerre et l’horreur. La prendre par le bras, lui faire oublier la Russie, l’oublier à pleine bouche et lui déclamer mon amour. Pour excuser, un peu, l’acte en lui-même. Déserter. C’est horrible, comme terme. Pourtant, avons-nous d’autre choix ? Nous voulons survivre. Nous ne voulons plus de la guerre. Nous y avons été embarqués de force. Il faut fuir loin.

.

Nous ne pouvons pas rester en Russie. Il faut s’en aller. En Allemagne, ce serait du suicide. L’Autriche est condamnée aussi. Il faut aller en Suisse. C’est loin, mais paisible, la Suisse. On s’y installera en paix. Nous y oublierons la guerre et les massacres. Nous vivrons notre amour tranquillement, nous vivrons notre existence, en pensant à tous ceux qui sont morts au combat, qui se sont sacrifiés pour notre survie. Oui, il faut déserter. Elle le veut, je sais que je le peux. Tant pis pour ma fierté, pour l’honneur de ma famille ; je ne veux plus y penser. Je ne veux penser qu’à moi, qu’à elle, qu’à nous.

Il faut déserter.

J’ai honte.


Bâle, 1917

- Lavr !

Grognement.

- Lavr ! Réveille-toi, bon sang !

Clignant difficilement des yeux, le jeune homme entrouvre les paupières ; aveuglé par les rayons lumineux qui traversent la fenêtre de la pièce, il les referme précipitamment.

- Rideaux, grince-t-il.

Il entend souffler, râler, grimacer puis, les bouts de tissus sont tirés, recouvrant la vitre. Seulement alors le russe ouvre entièrement les yeux, s’habituant lentement à la pénombre, à la femme plantée devant lui, les poings sur la hanche.

- Tu es rentré tard, hier. Ou étais-tu ? s’enquit-elle sans plus de cérémonie.

Lavr a un sourire amer, désabusé. Il ne la trompe pas, si c’est ce qui l’effraie. Comment le pourrait-il ? Il l’aime, cette femme, il l’aime plus qu’il n’a jamais aimé. Il l’aime au point d’avoir déserté son armée, d’avoir abandonné son pays. Pour la Suisse. Pour la paix. Pour la vie.

Et il regrette. C’était pire, là-bas, évidemment, bien sur que c’était pire ! Mais le poids constant des regrets sur son dos, le poids des remords et de la culpabilité. Si lourds, si douloureux. Il regrette d’être parti, d’avoir tout quitté pour profiter de cette vie. Cette vie, hein ? Cette existence, qu’il passe à boire, à fumer, à se morfondre, dans l’espoir d’oublier un peu la honte et, surtout, les bruits des tirs, les cris de ses camarades lorsque leurs chaires se déchiraient en mille morceaux.

Lavr ferme les yeux. Il ne veut pas y repenser. Pas si tôt. Pas après avoir éloigné tous ces souvenirs de son esprit au moins une soirée. Il voulait y croire encore quelques heures. Aussi, au lieu de répondre à Anastassia, il hausse les épaules et l’attire vers lui.

- Je ne t’ai pas trompée. C’est toi que j’aime. Que j’aime fort, si fort ; I love you more than I can say, why won't you just believe ?

Et la jeune femme secoue la tête, sourit doucement, déjà convaincue, si peu fâchée. Elle ne lui en tiendra jamais rigueur, de ses échappées nocturnes, de ses envies de solitude et de boisson ; comme elle ferait de même si elle n’était pas une femme ! Tout pour oublier la peur, la guerre et l’horreur. Seulement, elle n’a que l’amour de Lavr et, si parfois elle en doute, elle s’en repait profusément tant qu’elle le peut. Amour, amour, amour. Elle en a tant manqué toute sa vie. Lavr apparait, et tout se mystifie. Tout devient plus beau, plus sur, plus agréable. Malgré le fait qu’ils aient déserté. Ils sont en paix maintenant. Ils sont en paix, et amoureux.

Alors, souriante, Anastassia s’empare de ses lèvres. Qu’importent la guerre et les souvenirs quand leur futur brille sous leur amour ?

Bâle, 1918

- Niklaus, une vodka pour la 8 !

Les yeux du serveur pétillent lorsqu’il entend le nom de la boisson. Vodka. Vodka, vodka, vodka. Son alcool à lui, la beuverie de sa vie. La boisson de son pays. Vodka. Qui dont pouvait en commander une ? Ce n’était pas fréquemment demandé. Difficile à se procurer, prix élevés, et donc peu raisonnable à consommer, surtout si l’on prévoyait de rester la soirée. Les gens ici n’en voulaient pas. Les quelques russes de passages, anciennement en France, qui s’enfuyaient vers la République Tchèque ou la Bulgarie, peut-être, mais pas les locaux. Pourtant, en s’approchant de la table du consommateur, Niklaus reconnait des traits familiers. Cet homme vient régulièrement, tous les soirs, plus ou moins tard, plus ou moins longuement, s’avachir à une de leurs tables. Pourtant, c’est la première fois qu’il commande une vodka. C’est aussi la première fois que Niklaus est amené à le servir.

Saisissant le plateau de service, où se trouve une choppe de vodka, le jeune russe se dirige avec précipitation vers la table numéro huit, et pose précautionneusement le verre.

- Et v’là pour vous, m’sieur, une bonne vodka tout droit ramené du pays !

L’homme devant lui lève deux yeux hagards vers lui ; Niklaus voit qu’ils sont rougis par les larmes et que le chagrin les obscurcit plus que de raison. Il fronce les sourcils et se demande ce qui est arrivé à ce frère de pays. Seulement, il est en service et cela pourrait être mal vu, il pourrait se faire réprimander même, s’il venait à s’attarder. Déposant un regard concerné sur son confrère, il se pencha, comme pour nettoyer quelque chose sur la table, et murmura en russe :

- Je finis dans une heure ; resterez-vous que l’on puisse échanger ?

Et, alors qu’il se redresse pour s’éloigner, Niklaus perçoit un léger hochement de tête de son camarade avant qu’il ne prenne sa choppe en main et qu’il soit complètement obnubilé par sa boisson. Soupirant, le jeune serveur fait quelques pas vers le bar, attendant avec impatience que le temps passe. Cela fait longtemps qu’il n’a pas vu de compatriotes russes qui restent véritablement. Généralement, ils partent assez rapidement. Mais, maintenant, la guerre est terminée. Tout est fini. Peut-être que les russes vont repasser par ici, pour remonter vers Moscou ? Non, c’est idiot. Personne ne passe par une ville telle que Bâle. Ca ne mène nulle part. Pourtant, cet homme est là. Niklaus se morigène de ne pas avoir reconnu les traits et l’accent de son pays plus tôt. Ils auraient pu se lier. Devenir amis. Maintenant, il est peut-être trop tard. Qui lui assure que demain, cet homme n’aura pas repris chemin vers Moscou ?

L’heure défile lentement. L’homme est toujours là, sa choppe maintenant vidée, remplacée par un alcool de moindre qualité ; c’est plus simple de se laisse aller quand c’est moins cher et que cela frappe plus dur. A peine son service est-il achevé que Niklaus se laisse tomber sur la chaise en face du russe. Ses traits sont tirés, ses yeux éclatés, ses lèvres gercées et ses joues mal rasées. Les lèvres de Niklaus se tordent.

- La guerre est finie ; c’est une heureuse nouvelle, non ? s’exclame-t-il bruyamment en incitant son camarade à trinquer.

Les lèvres de l’homme lui faisant face se relèvent doucement en un sourire mauvais, triste et dépassé.

- Il aurait fallu qu’elle ne commence jamais.

- Nous pourrions faire un monde des plus idéals si nous le formulions avec des « si » et des « aurait fallu ». Seulement, la réalité se construit d’elle-même, et c’est à nous de nous y adapter et de profiter des moments de joie qui nous sont donnés. Pourquoi ne le faites-vous pas aujourd’hui ?

Son camarade russe prend une grande gorgée d’alcool puis, d’une voix rauque des boissons ingurgitées, et beaucoup de l’émotion qui le prenait aux tripes, il déclame :

- J’ai été mobilisé en dix neuf cent quatorze. Dès les premiers jours, j’étais plongé dans l’horreur et la guerre. Je ne sais pas trop pas quel miracle j’ai survécu. Pourtant, je t’assure, j’aurais souhaité mourir. Pour échapper aux cris, à la douleur et à la violence. Pour échapper à la guerre, tout simplement. Seulement, j’ai demeuré en vie. Et je suis tombé amoureux. Une femme, évidemment, cause de tous les maux sur terre ; je l’ai conquise à mon tour. Nous nous faisions des promesses, nous voulions y croire. Cependant, il y avait la guerre et le danger, les massacres. Nous avons déserté. Nous avons abandonné notre pays pour sauver notre peau. J’ai regretté, Dieu seul peut savoir combien j’ai regretté mon geste. Mais il y avait Anastassia, et mes remords se purifiaient peu à peu. Sauf que, toute ma nouvelle vie, basée sur elle, sur nous, sur notre futur, a été réduit à néant par la fin de cette guerre ; elle s’est enfuie, la misérable, enfuie avec un américain ! Plus beau, plus jeune, plus fort, plus riche peut-être ! Ah, l’enfoirée ! L’imbécile, qui me laisse là, le cœur en peine, plus aucun espoir en main, avec mes remords sur le dos ! Et elle s’en va ! Sans un mot ! Sans un regard ! Folle amoureuse de cet autre homme ! Je mourrais pour pouvoir l’étrangler de mes mains, et Merlin sait comme la violence me répugne !

Et, de toute cette tirade, Niklaus ne retient qu’une seule chose :

- Merlin ?

Aussitôt, son compatriote éclate d’un rire nerveux. Merlin, Merlin, Merlin ! Comme il n’y croyait plus, à Merlin. A la magie, aux belles choses, à l’espoir ! Du vent, tout cela !

- Non, pas Merlin ! Il n’y a plus de Merlin ! Il n’y a plus de Lavr Markov, plus de Lavr Schmidt, plus de rien ! J’emmerde la liberté, Merlin et l’Amour ! J’emmerde le monde, tu comprends ? J’emmerde le monde !

Niklaus se contente d’hocher la tête, comprenant. On emmerde tout le monde. Mais, un joint aux lèvres, c’est mieux, se contente-t-il de rétorquer en roulant deux cigarettes.

Journal de Lavr Markov Schmidt

1919


On m’appelle Schmidt dans le coin. Ca a beau faire depuis que je suis installé ici, j’ai toujours du mal à m’y faire. Ça sonne allemand. Ça sonne ennemi. Pourtant, il faut bien cela pour qu’on ne reconnaisse pas le soldat Lavr Markov, déserteur. On ne sait jamais. Mieux vaut être plus prudent.

Prudent. Cela fait des siècles que ce mot n’a pas traversé mes lèvres. Comment l’aurait-il pu ? Je vis sur le fil du rasoir, jouant avec le temps, les limites et l’absurde. J’ai repris la musique. Moi, sale soldat déserteur, j’ai osé souiller la musique de mes mains pleines de sang. Et, bordel de Dieu, qu’est-ce que cela fait du bien. Gratter les cordes, chanter des accords de ma voix éraillée, cela m’avait manqué plus qu’on ne pouvait l’imaginer ; plus même que je ne m’en serais jamais douté.

Et, si j’ai renoué avec la musique ainsi, c’est grâce à Klaus. Niklaus, mon très cher ami. Et Stéphane, évidemment, notre batteur, mais sans Klaus, nous ne serions vraiment rien. L’idée venait de lui. Sa folie nous avait contaminés. Nous retrouvions de l’espoir, une raison de vivre. La musique. Percer ensemble. Transmettre notre message. Paix, amour, respect, souvenir, dévergondage. Profiter.

Nous nous sommes appelés les « Black Fuckers ». Parce qu’on emmerde le monde. J’ai l’impression de rattraper ma jeunesse déchiquetée. Je fais ma rébellion tardive. Je fume des joints, je baise des putains dans les coins de rues, je bois de la vodka volée sur les stands. Je revis. Je respire. Je beugle sur scène, dans les petits bars ou dans la rue, lors de concerts improvisés, ma haine et ma rancœur envers le monde.

L’humanité gâche tout.

Nous sommes aimés, ici. Notre succès s’étend dans la ville. J’ai des femmes, plusieurs même, pour chaque soir. Mais j’en ai une favorite. Une aimée. Ah, non. Jamais. Pas aimée. Une favorite, c’est bien. Une femme que j’aime prendre dans on lit plus que les autres, dirons-nous. Une blonde aux yeux gris, si maigre qu’on pourrait la casser en la tenant entre deux doigts. Elle me plait. Je lui plais. Nous vivons une amourette futile d’adolescents tardifs. Je vais avoir trente ans et je m’en sens vingt.

J’oublie la guerre. Du moins, je le crois. J’oublie Valeri, ses espoirs, sa présence. J’oublie qu’il m’est cher, que je m’inquiète pour lui. J’oublie que je me promets depuis des années de l’informer de ma survie.

Je tire un trait sur mon passé. Et j’emmerde mon futur. Seul le présent compte. Le présent, et cette femme sur mon lit qui attend mes caresses et mon amour volage.


1921
Janvier


C’est la fin du monde. Olga est enceinte. Enceinte. Elle porte une vie en elle. Un enfant. Une gamine, un gamin, peut importe. C’est une vie. Une enfant. Mon enfant. Bordel, bordel, bordel.

Je ne suis pas prêt.

Je vais avoir trente et un ans et je vis comme un homme de vingt ans. Je ne peux pas avoir d’enfants. Ce n’est pas possible.

Dans neuf mois, je suis père. Neuf mois. Ce n’est pas possible. Comment vais-je faire ?


Mars

Elle a gardé l’enfant. Je vais être père. Niklaus me soutient comme il peut. Il veut être parrain. Il a l’air ravi de la naissance de ce gosse. Peut-être qu’au fond, je le suis aussi. Une revanche sur la vie, sur tous les morts qui me sont tombés sur les mains. J’arrive malgré tout à donner une vie ; ça a quelque chose de magnifique.

Juillet

L’enfant nait bientôt. Niklaus me dit que je devrais cesser de fumer, de boire, de me dévergonder. Mais je ne peux pas, je me souviendrais du passé sinon. Et je préfère être un père étrange et shooté qu’un père hargneux et violent. La violence ne résout rien.

Je sens qu’Olga craint la naissance. Qu’elle n’est pas prête à assumer, alors qu’elle faisait des pieds et des mains il y a quelques mois pour le garder. Sinon, qu’elle s’en aille. Je m’occuperais de l’enfant seul. Je l’éduquerais comme il faut. Loin de la magie, de la guerre, de ces débilités. Juste la weed, le rock et l’anglais. Ma vie.


Septembre

Elle est née. Ma fille. Un neuf septembre. Alysia Schmidt. Je me sens con à dire ça, mais j’aime déjà cette enfant. C’est la mienne. Ma chaire, mon sang. Ma gamine.

Olga est partie. Elle aussi. Comme Anastassia. Elles partiront toutes, je le sens. J’espère juste qu’Alysia restera avec moi plus longtemps. Qu’elle m’aimera vraiment.

Ma fille. Je vais l’éduquer comme il le faut. Je vais lui faire aimer ce qu’il faut. Ma fille. Alysia Schmidt. Bordel, qu’est-ce que je l’aime déjà.


Extrait du journal de Niklaus Dostoï

1921


Je n'ai jamais vu Lavr aussi concerné par quoique ce soit. Lui qui craignait l'arrivée de cet enfant dans sa vie, il en a aussitôt fait son essentiel, sa raison de vivre. C'est incroyable comme un enfant peut changer la vie des gens.

De par sa bonne humeur retrouvée, Lavr est plus agréable à fréquenter, et les divers gérants de bar sont plus commodes à nous accueillir et, même les bassistes qui autrefois se succédaient : c'est maintenant Andros qui nous a rejoint, et nous sommes bien ensemble. J'ai bon espoir pour nous.


Munich, 1926

Un hurlement strident retentit, brisant les discussions agitées et impatientes d’une foule. Tous les yeux se lèvent, se posent sur l’Apollon qui a débarqué sur scène. Gesticulant dans tous les sens, sa guitare à la main, il beugle des phrases en anglais au fort accent russe, maitrisant son solo endiablé. Et, alors que sa guitare gémit les dernières notes de son morceau d’intro, des explosions de fumée pètent dans les airs. Des cris échappent à la foule, emportée par l’enthousiasme du guitariste, cris qui se transforment en hurlement fanatique lorsque trois autres membres apparaissent sur scène. Lavr, chanteur principal et guitariste, Klaus, bassiste et Andros, batteur ; les Black Fuckers.

Souriant largement, ravi de cet accueil, Lavr Schmidt empoigne le micro posté au milieu de la scène et, après avoir salué son public, se laisser aller à son premier morceau, passionné. C’est son premier concert en air libre à Munich, son premier concert sponsorisé. Il est protégé par un homme, maintenant, leur groupe est reconnu. Ils vont connaitre la gloire. Il s vont tout faire imploser en Allemagne. Ils brillent, ils brillent, et Lavr est si fier de ce qu’ils sont devenus.

Derrière l’estrade, cachée par les feux lumineux, les fumées et les affiches, se tient Alysia. Les yeux brillants, sautant en rythme avec la chanson, ses cheveux blonds flottant autour d’elle, la petite fille de cinq ans tout juste est simplement hypnotisée par le spectacle que lui offrent son père et ses amis.

Elle veut tellement, tellement faire comme son papa. Aller sur scène. Bondir. Chanter. Hurler. Sentir la joie, la fougue de la foule.

Chanteuse. Son rêve. Elle le veut. Devenir chanteuse. Dieu, s’il vous plait.

Munich, 1928

Elle a sept ans aujourd’hui, et son papa lui a acheté une guitare. Elle n’y a pas cru, lorsqu’elle a vu l’étui en rentrant des cours. Pourtant, l’instrument était bel et bien dedans. A présent, elle ne le lâche plus une seule seconde. Lavr en regrette presque de l’avoir achetée, se plaignant que la guitare l’a maintenant remplacée dans son cœur. Évidemment, comme il sait si bien le faire, il fait culpabiliser sa petite fille ; comme lorsqu’elle fait une bêtise, se fait punir et boude, soit disant parce qu’elle n’a rien fait. Elle finit toujours par courir dans ses bras et le serrer très fort en lui jurant qu’elle l’aime, qu’elle n’aime que lui.

Et, Klaus, de loin, rigole de ce père qui ne s’avoue qu’à moitié sa crainte imperturbable, sa crainte des femmes ; qu’Alysia l’abandonne, comme tant d’autres avant elle.

Munich, 1929

Janvier

Son père ne va pas bien. Il tousse. Il dort. Il rêve. Il plane. Il se drogue.

C’est dangereux. Il accumule. Il s’enfonce. Alysia le supplie d’arrêter, elle voit bien que son père ne va pas comme il le faudrait, elle comprend la lueur d’inquiétude dans le regard de Niklaus, elle a remarqué que Stéphane et Andros passent moins.

Elle a peur. Pourquoi son père n’arrête pas les bêtises ? Il lui a toujours dit ce que c’était mal, de fumer, de se faire du mal à soi-même. Qu’il ne faut pas qu’elle soit une idiote et qu’elle fasse comme lui, qu’elle doit être plus forte, plus courageuse. Même si la vie est dure. Alors pourquoi est-ce qu’il n’applique pas tout ce qu’il lui dit, son papa ?

Journal de Niklaus, Munich, 1929


Je m'inquiète.

Alysia va bien, là n'est pas le souci, elle va même très bien. Ses grands yeux se sont davantage éclaircis, ses cheveux blonds allongés. Elle refuse de les couper, elle veut devenir star et pouvoir bouger ses cheveux comme le fait son père pendant ses concerts. Lavr éclate toujours de rire lorsqu'elle lui dit ça, les yeux brillants d'espoir. Moi, je sais, au fond, qu'il espère qu'elle ne s'engagera jamais dans cette voie-là. Que si, lui, fout sa vie en l'air avec un mode de vie non adapté, il ne veut pas du même pour sa fille.

Il avait beau me dire qu'il l'élèverait comme il vivait, Alysia n'a jamais touché à la moindre goutte d'alcool ou même à un filtre de cigarette. Inconsciemment, il fait de son mieux pour la protéger de tout ce qui le constitue. Un peu trop, d'ailleurs, ces derniers temps. Ses consommations se font plus fréquentes, plus dangereuses.

C'est lui qui m'inquiète. Il faut qu'il se reprenne en main. Rapidement.


Munich, 1929

Mars

- Papa… Papaaaaa… Papa !

- Tais-toi, Alysia.

Surprise, la petite fille recule d’un pas lorsque la voix de son père claque sèchement dans les airs. Et, fermant les yeux en vitesse, elle s’empêche de pleurer. Elle a huit ans, c’est une grande fille, elle ne doit pas pleurer. Papa est juste fatigué. Il faut été gentille. Silencieuse. Garder ses larmes dans ses yeux.

Pourtant, quand Klaus arrive dans la pièce commune, un paquet de biscuits à la main, un grand sourire enfantin aux lèvres, et qu’il voit le visage pâle de la gamine, elle ne peut s’empêcher de laisser les larmes tomber. Et, aussitôt, elle se précipite vers lui, cachant son visage dans son cou afin que son père ne la voie pas.

Elle ne veut pas qu’il soit davantage triste.

Et, dans un murmure, bien calée dans les bras de son presque grand-frère un peu vieux, Alysia soupire :

- J’ai peur, Niklaus.

Mai

- Dis Niklaus ?

- Ouais, gamine ?

- M’appelle pas gamine !

- Abrège, princesse.

- Pourquoi papa il ne va pas bien ?

- Parce que la vie, ça craint bébé. Et même si t’es là, que je suis là, et qu’on illumine son monde parce qu’on est des dieux, c’est parfois difficile. Ton papa a des souvenirs dont il ne veut pas se rappeler, et il choisit la mauvaise méthode pour s’en débarrasser.

- Et on ne peut pas l’aider ?

- J’ai essayé, princesse, j’ai essayé. Y’a des souvenirs qui feront toujours aussi mal. Mais, tu sais ce que tu peux faire ? Un gros câlin, tu vois ? Un gros, gros, énorme câlin pour lui montrer comment tu l’aimes fort ! Et, après, je t’apprendrai un nouveau morceau, d’accord ?

Juin

Lavr a l’air d’aller mieux. Il sourit, rigole, consomme moins. Il apprend à Alysia à jouer de la guitare. Elle aime bien ces moments passés avec lui. Elle aime bien qu’il lui apprenne à chanter. Elle aime bien passer des soirées avec son père et Niklaus.

Ils fument, ils boivent, ils chantent faux, mais un petit peu. Son père semble s’être souvenu du mot raisonnable. Et Alysia en est plus qu’heureuse.

Elle n’a plus peur.

Juillet
Il est mort.

Munich, 1933

- On déménage.

Une phrase, et les larmes coulent. Quitter Munich. Quitter l’Allemagne.

Quitter Papa.

Cela fait quatre ans, et Alysia brille de ses douze ans, brille de son talent, elle brille de ses larmes.

C’est dur, dur de ne plus avoir de père. Sa mère ne lui a jamais manqué, Lavr ne lui laissait pas l’occasion de s’étendre sur cette absence. Il était là, lui, alors on se fichait des autres. Et Alysia était devenue dépendante de lui, dépendante de sa présence, de ses câlins de père aimant et protecteur. Dépendante, comme lui l’avait été pour sa drogue. Son héroïne, son shit, sa merde qui lui avait ôté la vie. Mais, elle, elle a survécu.

Elle est en vie. En manque, mais vivante.

Et elle continuera de vivre. Pour lui.

Elle continuera dans la musique. Pour lui.

Elle ira à Vienne, la ville des Arts. Elle brillera pour eux deux. Avec Niklaus, son ami de toujours, son grand-frère protecteur. Elle y arrivera.

Et puis, il y a cet homme. Valeri Karaïev. Trois lignes dédiées à cet individu dans les derniers mots écrits par son père. Trois lignes qui la hantent, un nom qui la poursuit. « A Valeri Karaïev, j’offre mon amour et ma gratitude absolue. Sa musique m’a guidée, m’a sauvée. Qu’il me pardonne mes années de mensonges et d’absence. » Qui est-il ? Quels mensonges ? Elle veut savoir. Elle le doit. Cela la hante. Valeri Karaïev.

Une femme lui a dit qu’elle le trouvera à Vienne. Elle hésite. Les gens disent beaucoup de choses. Elle ne veut pas se faire trop d’espoir. Et puis, Vienne c’est grand. Valeri, c’est un nom courant. Des russes, il y en a par centaines.

Pour le moment, ils sont toujours à Munich, dans leur petit quartier pauvre, à manger des bretzels dans leur salon aux murs jaunis. Klaus gratte distraitement sa guitare, les yeux dans le vague. Alysia pense à son père, à son corps qu’elle va devoir laisser ici, qui repose dans un cimetière non loin.

Pourtant, il est temps. Elle a bien senti que rester ici, depuis tant de temps, pèse lourd sur Niklaus. Le groupe s’est dissout à la mort de son père, Klaus sert dans des bars en journée qu’il anime une fois la nuit tombée ; parfois, même, elle le rejoint sur scène pour quelques morceaux, accompagner ses airs grinçant de guitare, ses mouvements qui donnent un haut-le-cœur aphrodisiaque de sa voix éraillée et brisée d’une jeune femme qui a trop souffert, trop connu, trop fumé.

Elle fume. Son père n’aurait pas aimé cela, mais c’est un peu le seul point de contact qui lui reste avec Lavr. La cigarette, la guitare. La musique et les drogues. Sex, drugs and rock n’ roll. Le sexe, elle n’y pense pas encore. La musique, elle vit dedans depuis qu’elle respire. Les drogues, elle les assimile petit à petit. C’est mal, mais chaque bouffée lui rappelle son père, et c’est mieux que rien.

Elle comprend un peu pourquoi il se laissait planer. On oublie, on se rappelle certaines choses, on imagine d’autres évènements. On panique, on rêve, on hallucine. On se crée un monde meilleur. C’est une addiction. Mais Niklaus surveille, il fait attention à ce bout de chou, même s’il ne peut pas lui reprocher ce mode de vie qui est le sien depuis si longtemps. Alors il se contente de faire attention, et de préparer les doses et cigarettes lui-même. C’est plus prudent.

Elle s’est faite virée de son collège publique pour son comportement aujourd’hui ; cigarette en mains, propos vulgaires. Elle ne s’en est pas rendue compte, elle vivait dedans ; tout cela n’est que coutume pour elle. Son père aurait été là, il aurait rit. Ce renvoi arrange Niklaus, il n’avait pas le courage de s’occuper de la paperasse auprès de l’établissement pour le déménagement. Il n’a pas encore expliqué à Alysia pourquoi il parte, mais elle voit bien qu’elle s’en fiche.

Elle veut juste partir ; Niklaus sent la même lassitude qui pèse sur lui flotter au dessus de ses frêles épaules. Alors, ils vont partir. Ils vont essayer de se reconstruire ailleurs. A Vienne. Ville des Arts. Ils ne pouvaient qu’y arriver, pas vrai ?

Vienne, 1937

Assise au croisement de la rue principale et de sa ruelle favorite, une allée qui sent bon le parfum et les effluves mystiques, Alysia a sa guitare sur les jambes, son étui devant elle, rempli de quelques pièces. Elle fait la manche dans les rues de Vienne à seize ans. Elles sont loin, les scènes mythiques de France et d’Allemagne tant rêvées. Elles sont loin, les signatures espérées en bas de contrat sponsorisés. Il n’y a que les rues, le ciel noir et gris, et les quelques pièces qui tintent dans sa housse. Elle ne regrette pas d’être venue ici. Cela ne marchait pas mieux à Munich, sans son père. Pourtant, elle peut voir les remords dans les yeux de Niklaus, lorsqu’il rentre à des heures tardives, les prunelles défoncées, rougies de fatigue. Il s’en veut d’avoir débarqué ici sans moyen, sans plan fixe ; il s’en veut de donner une existence pareille à une enfant comme elle.

Alysia ne s’en plaint pas, pourtant. Ce n’est pas des concerts, ce n’est pas de l’argent qui coule à flots, c’est même plutôt les impôts qui les massacrent, mais ils tiennent toujours debout. Ils sont beaux, ils sont heureux ; ils jouent de leur musique. Et, Alysia, tant qu’elle peut faire cela, peu lui importe le reste.

Elle se plante dans la rue, avec son étui et sa belle voix, et passe ses journées à charmer les touristes, à user de ses plus belles techniques pour arrêter les passants, pour que leur main glisse inconsciemment vers sa housse et y lâche quelques pièces nourrissantes. Parfois, cela marche moins que d’autre journée. Et, alors, elle espère que Niklaus se sera bien fait payer aux bars où il travaille. Sinon, ils ne mangeront pas, et feront un plus gros festin le lendemain.

C’est ainsi, la vie, ils ne peuvent rien y faire. Mais Alysia culpabilise de rendre Niklaus aussi. Il oublie ses propres rêves dans le simple espoir qu’elle puisse vivre les siens, qu’elle puisse tout simplement exister. Et la jeune femme refuse cela. Elle ne le veut pas. Aussi, elle rentre plus tard, moins souvent. S’attarde dans les rues aux heures glauques, dans les quartiers étranges, dans l’espoir de gagner plus, d’être moins dépendante de Niklaus.

Son père n’aurait pas aimé cela, il lui faut faire des efforts.

Vienne, 1939

Elle est majeure. Elle peut partir librement, sans que Niklaus ne lui en veule. Elle est libre. Elle ne doit plus peser sur lui.

Pourtant, elle n’arrive pas à le laisser complètement. A partir, à le laisser faire sa vie, à peser moins lourd sur lui. Elle ne le peut pas. Il est trop important. Et, au fond, Alysia sait que Niklaus ne le supporterait pas non plus si elle s’en allait. Ils ont besoin l’un de l’autre. Ils ont toujours été ensemble, depuis sa naissance. Alysia n’envisage pas sa vie sans lui. C’est son grand-frère, son protecteur, son maitre, son plus que tout ça.

Elle l’aime, l’admire et le respecte.

C’est Niklaus.

Vienne, 1940

La guerre a recommencé. Alysia voit cela sur le visage des passants, sur le nombre de pièces qui tombent dans son étui. Elle entend des gens prononcer des mots étranges, ils parlent de magie, parfois. De Grindelwald et de moldus. De sangs impurs. Elle se dit que les drogues se font de plus en plus fortes.

Et, en entrant chez Niklaus et elle, en se roulant une cigarette une vodka à la main, elle pense. C’est dur, la vie. Elle se rappelle quand son père, il y a onze ans, la prenait contre lui, empestant le tabac, et qu’il lui disait qu’il faudra être forte plus tard, parce que ça ne sera pas toujours simple, parce qu’il y aura plein d’horreurs qui se passeront. Qu’il fallait simplement être fière de soi, toujours, sinon cela nous détruisait. Qu’il fallait sourire, être heureux. S’en tenir à ses idées. Être forte. Alors, elle essaie. D’être forte. De sourire. D’être heureuse.

Ses longs cheveux blonds caressent son visage, alors qu’elle est assise sur un trottoir avec Niklaus, qui joue nonchalamment le morceau favori de son père. Et elle, elle chante dans la rue. Elle danse. Elle rit.

Elle essaie d’être heureuse malgré tout.





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MessageSujet: Re: Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine   Lun 11 Mar - 8:56

excited

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Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance, tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ? Je voulais me briser le front sur le pavé ; puis je me révoltais, et, par moments, terrible, je fixais mes regards sur cette chose horrible. Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, que je l'entendais rire en la chambre à côté, que c'était impossible enfin qu'elle fût morte, et que j'allais la voir entrer par cette porte !
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MessageSujet: Re: Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine   Lun 11 Mar - 12:02

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MessageSujet: Re: Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine   Lun 11 Mar - 17:02

Bwa, j'aime ton kit *o*

Et j'aime ton dernier mot :mg:

Bon courage pour ta fiche, choupie, hâte de voir cette petite Aly
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MessageSujet: Re: Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine   Mer 13 Mar - 8:41

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Tu es donc...

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Bienvenue officiellement sur The Greater Good ! Assure-toi de respecter le règlement et le contexte lorsque tu posteras, ainsi que toutes les annexes. N'hésite pas à développer ton personnage en demandant des RPs à d'autres joueurs ou en postant sa fiche de liens, à laquelle tu pourras ajouter un futur récapitulatif de ses RP. Surtout, nous te demandons de passer ici pour recenser ton avatar, ainsi qu'ici pour recenser cette fois ton Patronus !
Et puis, entre deux RPs, viens donc flooder et jouer avec nous, puisque la section Flood t'es maintenant ouverte !

Bon RP sur TGG ! mouton

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Alysia Schmidt II Sweet child o' mine, sweet love of mine

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