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 Trois crachats et puis s'en va

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Théodore Crewe

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✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 50
✝ Statut : Les femmes, le Quidditch, le théâtre ; Directeur du Département de la Justice Magique
✝ Localisation : Le lit de Yolanda



MessageSujet: Trois crachats et puis s'en va   Ven 18 Avr - 11:46

Killian Gray, Serpentard de sixième année, observait avec un rictus fier le portrait que reflétait son miroir enchanté. Ce dernier, d’une voix sensuelle, murmura :

- Vous êtes formidable, God.

Il eut une mimique moqueuse, comme si cette affirmation aurait pu être soumise à un doute quelconque, et se contenta de passer une main dans ses cheveux pour rééquilibrer légèrement une mèche qui, de son point de vue, était trop ébouriffée par rapport à ce qu’il attendait d’elle. Puis, une fois totalement satisfait de son reflet, Killian adressa un dernier sourire charmeur à son portrait et se détourna du miroir, saisissant une veste en cuir marron. Il l’enfila soigneusement, faisant attention à ne pas faire de plis sur sa sublime chemise argentée, ouverte jusqu’au troisième bouton – et laissant voir d’une manière tout à fait avantageuse les muscles qu’il s’échinait à sculpter chaque jour, une heure durant, tôt le matin. Son rituel sportif, après une bonne heure de course. Il saisit d’un geste las une rose blanche et la tenant nonchalamment en main, Killian sortit de son dortoir.

A peine fut-il arrivé dans sa salle commune qu’une foule de regards noirs se posèrent sur lui. Killian leva les yeux au ciel. On aurait pu penser qu’après six années à le voir fouler la moquette verte sombre de la salle commune des Serpentard, ces imbéciles de Sang-Pur coincés se seraient habitués à voir un sale sang-de-bourbe comme lui. Malheureusement, il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d’avis, et Salazar faisait que ses descendants étaient de terribles imbéciles.

Souvent, Killian s’était demandé pourquoi diable il avait été envoyé là alors que, logiquement, rien ne le destinait à cette maison – que ce soit par son sang terriblement moldu ou sa répulsion pure et dure de la magie. Seulement, en voyant les Poufsouffle – de pauvres idiots engloutissant cookies sur cookies à la sauce bisounours -, en voyant les Serdaigle – pour la plupart, de tristes érudits qui ne se dépravaient qu’après Merlin sait combien de bouteilles dans le gosier – et, pire encore, en voyant les Gryffondor – de bougres d’imbéciles qui jugeaient plus avantageux de courir au nez du danger que de prendre trois secondes et de réfléchir un peu, quand bien même cela incluait leur vie -, Killian s’était dit qu’il était un parfait Serpentard. Détestable et charismatique à la fois, charmeur et glacial, au contact facile pour la persuasion et la manipulation tout en maniant l’hypocrisie à la perfection, rusé pour échapper à chaque punition qui lui pendait au nez – et surtout pour se taper les plus belles filles du monde entier -, non, vraiment, il était un parfait Serpentard. Si on supposait que le sang n’était pas important.

Heureusement, tous les Serpentard n’étaient pas des imbéciles et Killian avait quelques amis dans sa maison – même s’il trainait bien plus facilement avec des élèves d’autres maisons, fascinés par son assurance et sa capacité à se maintenir scolairement grâce à de belles phrases aux professeurs. Il y avait, d’ailleurs, Anthony Vander Stein, sixième année comme lui, beau brun aux yeux terriblement verts, qui avait les mêmes dons que lui en charme et séduction. C’était d’ailleurs pour cela que, ce soir, Killian le rejoignit devant le portrait de la salle commune, avec un sourire mutin, près à rejoindre deux proies de Gryffondor et Serdaigle, qui avaient été à deux doigts de tomber dans les pommes quand deux des plus beaux garçons de Serpentard leur avaient réservés leur jeudi soir.

Alors que les deux garçons déambulaient, de manière plus ou moins discrète, dans les couloirs, en direction du lieu où les attendaient les deux élèves à dévorer, Killian se figea brusquement en voyant Yolanda Yeabow devant eux. Il adressa un regard paniqué à celui qu’il considérait comme son meilleur ami – regard que ce dernier lui rendit. Yolanda Yeabow faisant parti des élèves les plus extrémistes des Serpentard – du genre à volontairement écrabouiller sous ses pieds Killian Gray. Et, franchement, le voir déambuler dans les couloirs à cette heure-là et donc décrédibiliser encore plus Serpentard, c’était loin – vraiment très loin – de ce qu’elle était capable de supporter. Aussi, les deux garçons pensèrent à faire volte-face et trouver un petit passage secret bien avisé qui se métamorphoserait brusquement devant eux, mais il était déjà trop tard. La voix froide et détestable de Yeabow résonnait déjà dans les airs.

Lui adressant un grand sourire faussement enchanté, Killian ne put que s’exclamer :

- Yeabow, quel déplaisir ! Pourquoi n’es-tu pas toute seule, comme toujours, dans ton lit, avec ton très cher manuel d’Histoire, dis-moi ? Oh, mais excuse-moi, ma voix d’impur vient de s’adresser à toi ! J’espère que tu surmonteras cela, tout de même ! fit-il d’une voix faussement attristée avant qu’un fou rire ne le prenne.

- Oh, mais Killian enfin, n’as-tu pas honte de toi ? T’adresser ainsi à un Sang-Pur, que ta langue soit coupée !

Son pote lui fit un clin d’œil amusé tandis que son fou rire se figeait lentement en un fantastique rictus moqueur. Finalement, les deux chéries attendraient cinq petites minutes, juste le temps qu’ils lâchent leur venin avant de se sustenter de baisers.

_________________
Regardez-moi. Je brille, j'excelle, je surpasse tout le monde ; vous n'êtes absolument rien. Il n'y a que moi. Moi, plus fort que tous. Plus fort que Jonathan. Évidemment. Taisez-vous, arrêtez de rire. Laissez-moi rêver.
Je ne suis qu'un fou, un idiot, un grand gamin qui vit dans le passé, dans la rancoeur et la haine. Qu'un imbécile qui ne se contente pas de toute la puissance qu'il a, qui jalouse des relations anciennes, mortes et enterrées. Je ne suis qu'un fou ; laissez-moi seulement rêver. (c)OceanLounge
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