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 Comme on se retrouve...

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Je me nomme
Alexander Waltz

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✝ Arrivée à Vienne : 13/01/2013
✝ Sorts : 26
✝ Statut : Eleveur de créatures magiques, principalement des dragons
✝ Baguette : Bois d'ébène et coeur en écaille de dragon, inflexible et robuste de 37,5 centimètres de long, celle de son père défunt
✝ Localisation : Vienne



MessageSujet: Comme on se retrouve...   Ven 18 Jan - 20:53

Une soirée se préparait en ville, une de ces interminables réceptions auxquelles étaient invitées les personnalitées de la ville, comme les aristocrates et les grands magiciens de Vienne. Ma famille avait compté parmi ses gens quand mes parents étaient en vie et que mon frère était encore en ville. Alors il était assez normal que je reçoive, encore une fois, une invitation à ce genre de soirée. Quand j'avais vu cette lettre, amenée par un joli hibou noir d'ailleurs, je rentrais tout juste de nourrir les plus jeunes dragons, ceux qui étaient quelques jours avant. Je n'avais vraiment pas du tout envie d'aller à ce genre de choses et je laissai l'invitation dans un coin du salon, sans m'y attarder plus que cela.

Je ne m'en souvins que la veille en fait, j'étais dans le salon et je notais dans l'un de mes carnets mes essais sur un sortilège que je mettais au point. Je vis tout d'un coup cette petite enveloppe jaunâtre dépasser sous d'autres feuilles posées en vrac sur la table basse. Et ça me revint soudainement. Non pas que je veuille y aller, ou que ça me tienne à coeur, mais quand on était dans ma position, il valait mieux ne pas être trop impétueux. J'avais beau avoir une famille de Sang-Pur, il n'en restait pas moins que j'étais en dehors de leur société et que je n'étais pas spécialement en faveur de tous les changements qui se faisaient dans le monde des sorciers et des moldus. Alors autant faire bonne figure tant que je le pouvais. Et puis, je n'y étais pas allé la dernière fois, il fallait faire un effort pour m'y rendre cette fois-là.

Le lendemain au soir, j'étais prêt, cependant mal à l'aise dans mon costume trois pièces noir très chic. Je préférais les vêtements permettant de mieux bouger, malheureusement pour moi, les chemises trop larges n'étaient pas à la mode lors des réceptions des grands sorciers de Vienne. Un effort ne ferait de mal à personne alors me mettre sur mon trente-et-un n'allait certainement pas me tuer. Amme vint me voir pour vérifier que j'étais fin prêt et que j'avais bien noué mon noeud papillon. Elle me voyait toujours comme l'enfant qu'elle avait élevé, c'était normal. Elle me regarda, avec un air fier de moi, elle m'avait déjà regardé comme ça à l'époque où je m'habillais bien pour sortir à un rendez-vous galant. Ce n'était plus arrivé depuis longtemps. Et ça n'arriverait plus avant longtemps également...

Direction Vienne donc, pour aller dans les quartiers réservés aux sorciers. Alors que je passai le seuil de la haute porte, j'entendis Amme racler sa gorge dans mon dos. Je me retournai, m'attendant à ce qu'elle remette encore une fois en place mes cheveux, mais non elle me tendit ma baguette en me regardant un poil amusé. J'avais tendance à un peu trop l'oublier...Tête en l'air que j'étais vraiment. Je repartis donc pour Vienne, dans les beaux quartiers où se trouvait la fête. Elle se plaçait précisément dans un hôtel particulier d'un grand aristocrate viennois, un endroit luxueux et fait pour flatter la vanité des sorciers présents.

En entrant dans la grande salle où tout le monde se réunissait, le brouaha des conversations m'assaillit, j'avais déjà envie de m'en aller, alors que je venais tout juste d'arriver. Mais déjà, Anthony Snow m'approchait. Je l'avais connu des années auparavant, en venant soigner des animaux dans l'école anglaise de magie. Je ne me déplaçais que rarement pour ce genre de choses, mais ça avait été spécial cette fois-là. Enfin toujours était-il qu'Anthony m'aborda comme il le faisait à chaque fois, avec un grand sourire et une tape sur l'épaule. Il s'empressa de nous prendre deux verres et de m'en donner un en me conduisant au milieu des invités, fendant la foule de la haute société viennoise.

Il me vanta les mérite d'une élégante dame de sa connaissance, sans doute trop aristocratique pour moi, comme beaucoup de personnes ici. Elle était intelligente et remarquable d'après lui, je ne manquerais pas d'avoir de nombreux points communs avec elle à l'entendre. Et quand je la vis, je sus instantanément que non, que nous ne pourrions pas partager bien plus qu'un bonjour poli et quelques banalités pour la bienséance. Je la saluai poliment, étonnant Anthony qui ne s'attendait visiblement pas à ce que l'on se connaisse.

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Yolanda Yeabow

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✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 224
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve...   Dim 27 Jan - 22:27

Yolanda Yeabow dévisagea longtemps son reflet dans la glace, avant de se déclarer prête. Mathilde l’avait coiffée longtemps – ses cheveux étaient parfaits – et elle était habillée d’une robe en satin noir qui la mettait très à son avantage. Où la soirée se déroulait-elle, déjà ? Ah oui, dans cet hôtel particulier fameux, pas très loin de chez elle. Elle sourit à Théodore, qui lui assura qu’elle était parfaite, et ils sortirent du Manoir. Les représentants des plus vieilles familles de Sang-Pur seraient là, et tous deux se devaient d’être présents.

Il arrivait que Yolanda s’abreuve de mondanités comme on abusait d’un remède – excessivement. Jugeant l’alcool inconvenant, il fallait bien trouver quelque chose qui lui permît d’oublier, et les soirées nombreuses de Vienne, où elle se sentait très à l’aise, lui apportaient cet oubli qu’elle demandait si furieusement. Parfois, malgré elle, les paysages d’Angleterre se dessinaient dans ses pensées, et elle retournait dans les abysses de sa mémoire, caresser le visage d’Ariane endormie, et embrasser du regard chacune des pièces de son beau Manoir. Alors elle avait l’impression d’être devenue différente, et d’être quelqu’un qu’elle ne connaissait pas ; ses yeux brillaient des larmes contenues ; et elle songeait que l’exil, c’était bien amer.

Ce soir, il faudrait qu’elle parvienne à rire encore une fois, rire sans penser à autre chose. Ils étaient dangereux, les aristocrates de Vienne, avec leurs regards de prédateur et leurs langues de vipères, mais il suffisait de leur sourire et de paraître détendue, puis d’être elle même, d’être Yolanda Yeabow, pour forcer le respect. Théodore serait près d’elle ; elle aimait quand Théodore était là. Pour vivre avec Jonathan, et pour lui apporter tout ce qu’il lui apportait, elle aurait dû sacrifier beaucoup de ses plaisirs, de ses ambitions et de ses habitudes – et lui également ; Théodore et elle n’étaient pas complémentaires, mais vivaient confortablement ensemble : ils avaient les mêmes goûts, les mêmes intérêts commun, la même histoire – en outre, ils s’appréciaient énormément. Dans son visage et dans ses yeux, néanmoins, quelque chose lui rappelait Jonathan, et chaque jour elle se souvenait que le même sang bouillonnant déferlait dans leurs veines.

L’endroit où ils arrivèrent était démesurément beau ; on voyait là un luxe travaillé mais excessif. Yolanda esquissa un sourire ; ç’allait sans doute être amusant.

Alors qu’une valse de Chostakovitch était jouée et qu’on dansait autour d’elle, alors qu’elle évoluait parmi la foule depuis une heure au moins, ne cessant rires et bavardages au bras de son amant, une connaissance avec laquelle elle avait sympathisé durant la soirée vint la voir, en lui assurant qu’il allait la présenter à quelqu’un qui lui plairait. Yolanda, désemparée, afficha un sourire poli mais amer, et suivit l’homme, un peu curieuse ; là, elle ne bougea plus.

Il fallait avouer qu’Alexander Waltz était devenu très, très bel homme, mais Yolanda détestait son sourire perdu et son air d’étranger au milieu du monde – en cela, il n’avait pas changé. Il y a des gens avec lesquels on ne peut pas vivre, jamais, même avec la plus grande bonne volonté du monde – où alors on était condamné à la régression.

La sorcière plongea son regard dans celui de l’homme qui aurait pu la priver de sa liberté et de son avenir ; leurs prunelles se soutirent ; elle lisait dans son âme. Les Waltz avaient été une famille prestigieuse, et très puissante il y a vingt ans ; Yolanda se souvenait que sa mère avait essayé de la marier au fils, Alexander.
Evidemment, les deux jeunes gens s’étaient très mal entendus, et Yolanda avait méprisé Alexander, et tremblé de devoir, peut-être, dans un futur proche, être à lui. Mais les choses s’étaient réglées très vite ; la mère de Yolanda avait disparu ; l’union s’était rompue.

Il n’empêchait que Yolanda frémissait encore d’horreur à l’idée de ces fiançailles éphémères ; elle aurait pu ne pas vivre, ne pas être libre, ne pas tomber amoureuse et ne pas aimer Ariane.

« Oh, mais je crois que nous nous connaissons, n’est-ce pas Monsieur Waltz ? », murmura-t-elle d’une voix doucereuse et menaçante. « Comme c’est étrange de se retrouver ainsi… Je dois dire que j’en suis ravie… »

Qu’était-il donc devenu ? Un dresseur d’animaux. Qu’était-elle devenue, elle ? Le bras droit du maître du monde. La directrice adjointe de la plus grande école de magie- et cela, malgré son rang de femme. Qu’est-ce que sa mère avait pu être affreuse ! Quel avenir elle aurait pu compromettre, par simple cruauté – par simple folie !

La valse de Chostakovitch se terminait, tandis qu’un morceau de Tchaïkovski commençait. Merveilleux morceau.

« Vous dansez, Monsieur Waltz ? », l’invita-t-elle, malicieuse.
Il y avait une lueur étrange dans ses yeux.

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Oh ! je fus comme fou dans le premier moment !


Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance, tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ? Je voulais me briser le front sur le pavé ; puis je me révoltais, et, par moments, terrible, je fixais mes regards sur cette chose horrible. Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, que je l'entendais rire en la chambre à côté, que c'était impossible enfin qu'elle fût morte, et que j'allais la voir entrer par cette porte !
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve...   Ven 22 Fév - 15:53

Cette soirée n'aurait pas pu être plus surprenante qu'elle l'était. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle soit intéressante, loin de là même. Je savais pertinemment que ce genre de réception pour les sorciers était très soporifique. Néanmoins, si il y avait bien une chose à laquelle je ne m'étais pas attendue, c'était retrouver Yolanda. Depuis combien d'années ne l'avais-je pas vu ? Je ne pouvais même pas le dire précisément, tout cet arrangement qui aurait pu se faire n'avait été arrêté que par la mort de nos parents, les siens, les miens, enfin bref...Et je devais bien avouer que ça m'avait soulagé, épouser une totale inconnue ne m'avait pas du tout plu. Enfin, ça n'avait pas eu lieu, c'était le plus important dans cette affaire. Ou presque.

Elle était charmante, comme la dernière fois que je l'avais vu. Même si elle avait changé, bien sûr, elle avait mûri et était devenue une femme du monde. Moi aussi bien entendu. Je n'avais pourtant pas beaucoup de mal à la reconnaitre, elle avait un visage très particulier, même les ans n'auraient pu le changer au point que l'on ne puisse pas se souvenir d'elle. Je n'avais jamais été fait pour les jeux de la mondanité, ainsi, je ne savais même pas ce qu'elle avait fait de sa vie, ce qu'elle était maintenant, ce qui pouvait être ses responsabilités. Et cela m'embêtait-il ? Pas le moins du monde, elle pouvait tout aussi bien être impératrice en Russie que violoniste à Londres que je ne verrais pas la différence. Mais il fallait que je me prête à ce petit jeu pourtant, histoire de conserver une place dans cette ville et de pouvoir être en paix. Ce qui n'était pas chose aisée semblait-il. Et ce petit jeu commençait malheureusement pour moi par une danse...


- Je danse affreusement mal, mais je peux faire un effort, ma Dame.

Je lui pris la main délicatement pour l'emmener danser. J'avais appris, ma mère pensait qu'un gentlemen devait savoir danser correctement pour plaire aux dames. Et ça avait été une torture d'apprendre ces pas et ces rythmes...Je ne dansais donc pas aussi mal que je l'avais dit, même plutôt bien en fin de compte. Mais je n'aimais tout de même pas beaucoup cela, être au milieu de tous ces gens à se montrer avec une dame dans les bras...Mes gestes restaient délicats, tout comme mes pas et ma danse.

- Je n'avais pas pensé vous revoir. Que ce soit ici ou ailleurs en fait. Après ce qui s'est passé, je dois bien avouer que des retrouvailles me semblaient peu envisageables. Je suppose que vous vous portez bien ?

[HRP : désolée, c'est très court, j'ai pas réussi à faire mieux, je me rattraperai la prochaine fois ]

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve...   Lun 25 Fév - 21:26

Le malaise.
Elle adorait lire le malaise dans les yeux de ses semblables.
Surtout lorsqu’il s’agissait d’homme qu’elle mettait mal à l’aise.

Alexander n’avait pas trop mal vieilli ; de sa jeunesse, il avait conservé de beaux traits, un visage fort, une expression rêveuse et des yeux lointains. Tandis qu’il lui saisit délicatement sa main, en acceptant peut-être à regret son invitation, Yolanda se surprit à se demander s’il s’était marié, finalement. Et s’il lui posait la question, qu’est-ce qu’elle répondrait ? Elle l’ignorait. Elle craignait la réponse.

En outre, c’était un homme comme Jonathan. Naïf, il ne semblait pas avoir remarqué le sourire indéchiffrable et glacé de Yolanda, et ne devait pas connaître sa réputation de femme mauvaise, proche de Grindelwald, et affreusement manipulatrice. Ce n’avait pas l’air d’être devenu un homme influent, pas un homme mauvais, pas un homme à femme ; simplement quelqu’un de discret, qui s’efforçait de participer à quelques mondanités de temps en temps, histoire de ne pas perdre sa place à Vienne et de se confondre dans la masse. Intérieurement, elle songea que cet homme si faible, si peu impressionnant, aurait pu chambouler tous ses plans, l’enchaîner à une vie ennuyeuse et lui briser son avenir.

« Merci », répondit-elle, radieuse, lorsqu’il accepta de danser avec elle. On voyait bien le malaise d’un homme qui n’était pas habitué à ces jeux mondains, le malaise qui suintait des pores de sa peau, mais il restait impassible, il s’efforçait de demeurer placide ; Yolanda sourit de nouveau.

Ses manières étaient délicates, et ses mains enserraient son corps avec une finesse qui l’amusait – comme s’il pourrait la briser, sans faire attention.

Et elle se surprit à aimer cela, évoluer dans ses bras. Cela la changeait de ses cavaliers habituels. Les mouvements d’Alexander n’étaient pas particulièrement puissants, particulièrement habiles, et elle ne s’amusait pas autant qu’avec d’autres, mais il n’était pas mauvais, et puis son expression concentrée était assez comique.

« Oh, mais vous n’êtes pas mauvais du tout, Monsieur Walz. Avec un peu d’entraînement, cela pourrait devenir parfait », sourit-elle. « Vienne est petite, Monsieur. Seriez-vous donc déçu de me revoir ? », le taquina-t-elle. « Et je me porte très bien, merci. Vous n’avez pas beaucoup changé, on dirait. Que devenez vous donc ? »

Il y eu encore des pas de danse ; le pianiste entamait la plus belle phrase du morceau. Elle marqua une pause dans ses dires, avant de reprendre.

« Je vous sens soulagé que les plans de nos parents n’aient jamais pu être menés à bien. »

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Oh ! je fus comme fou dans le premier moment !


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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve...   Mar 5 Mar - 11:24

Ah cette femme...Elle était envoutante, il n'y avait rien à redire là-dessus, je supposais, sans y faire attention, que des hommes devaient la regarder et vouloir à leur tour la prendre dans ses bras pour la faire danser. Et j'étais le plus incongru des hommes pour la faire danser de la sorte. Pourtant, ça ne semblait pas la déranger en fait. Elle disait apprécier ma manière de danser, elle était gracieuse et agile, je n'étais assurément pas le cavalier adéquat. Et puis, elle devait bien avoir un homme avec elle désormais. Après toutes ces années tout de même...Un homme sans femme, ce n'était pas encore trop grave, mal vu, mais une femme sans homme...A nos âges c'était un peu plus embêtant et dégradant dans notre société. J'espérais pour elle qu'il y avait quelqu'un dans sa vie tout de même, ne ce serait que pour elle, sans penser à sa réputation. Déjà que la mienne, je n'y pensais que rarement...

- Déçu ? Oh non, simplement surpris. Il est tout de même cocasse de se retrouver dans une soirée telle que celle-ci, avec le nombre d'invités et ma tendance à ne venir que rarement participer à tout cela...

Quelle idée avait-elle eu de vouloir me faire danser ? Elle devait bien se souvenir de comment j'étais et que ça n'avait jamais été mon fort de...parader de la sorte comme un dandy fringant. J'étais tout sauf fringant. Et je doutais que l'on puisse me qualifier de dandy de toute manière. J'espérais tout de même que ça lui plairait, elle avait voulu après tout alors si ça ne lui plaisait pas en prime, ça aurait été tout de même bête pas vrai ? Mais venait à présent une question difficile. Qu'est-ce que je devenais ? Si il y avait bien une chose que j'avais retenu de nos rencontres quand nous étions jeunes, c'était qu'elle ne supportait pas la médiocrité et les gens qui n'étaient pas à son niveau. Alors quelqu'un de mon rang qui retombait là où j'en étais, c'était sans doute une chose qu'elle détesterait. D'ordinaire, les hommes comme moi devenaient des grands magiciens, faisaient partie du gouvernement, ou de l'école de magie Durmstrang, ou en tout cas, ils étaient fiers de leur rang et ça se voyait généralement sur leur visage...Moi...

- Eh bien...Je vis toujours sur la propriété, qui est maintenant un élevage de dragons et autres créatures magiques. Rien qui vous intéressera je pense, je ne me souviens pas que ce genre de choses vous passionnait.

Combien de temps ce morceau durait-il déjà ? Trop longtemps pour moi, c'était certain. Ne pouvions-nous pas simplement discuter avec une coupe de champagne sans se fatiguer à tournoyer au milieu des autres couples dansants ? Mais elle me piqua au vif, oubliant un instant mes pas, le rythme et tout ce qui avait trait à la danse, faisant par la même un faux pas. J'avais beaucoup de mal à comprendre comment elle pouvait dire cela, nous savions bien tout deux pourquoi ce mariage n'avait jamais eu lieu et j'aurais préféré peut-être qu'il ait eu lieu plutôt que de perdre ainsi nos parents...Je disais bien peut-être.

- Soulagé n'est pas le mot que j'aurai employé. Disons que...nous ne nous accordons pas et je suis persuadé que ça aurait été du gâchis, pour vous comme pour moi...Vous ne me contredirez pas je gage...

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve...   Ven 8 Mar - 18:03

Que fais-tu, Yolanda ? Dis-moi, que fais-tu donc ? Tu as une fille que tu as mise au monde il y a vingt ans, et tu ne t’en soucies plus. Tu as une enfant, quelque part, à des milliers de kilomètres de toi, que tu as longtemps crue morte et que tu n’as jamais vue grandir, et qu’est-ce que tu fais ? Tu te pavanes aux côtés de ton ancien fiancé. Et chaque nuit, tu parviens à dormir sereinement dans les bras de ton amant, tu arrives à rêver, à faire des cauchemars ; et jamais ta respiration ne s’accélère, et jamais tu ne sursautes dans ton sommeil, et jamais tes nuits ne sont écourtées. Et la chair de ta chair est loin. Devenue corps étranger au tien, tu ignores si elle arrive à dormir, à rêver, à faire des cauchemars et à vivre. Tu as appris, un jour, dans les journaux anglais, son mariage, et ton regard est devenu fixe pendant trois jours.

Et tu te demandes, ensuite, Yolanda, pourquoi tu es une mauvaise mère ? Es-tu une mère, d’abord ? L’as-tu jamais été ?
Bien sûr, Yolanda, tu me diras que tu souffres d’être une mauvaise mère, et que ce n’est pas ta faute, que ce n’est que la fatalité, n’est-ce pas ?
Mais ce n’est pas la fatalité qui s’amuse tous les soirs dans les sphères de la haute société Viennoise, Yolanda ; ce n’est pas la fatalité qui dort tranquillement près de son amant en sachant sa fille loin dans un pays en danger ; ce n’est pas la fatalité non plus qui joue avec des hommes tel que ses anciens fiancés, qui a des préoccupations dérisoires et qui se fondrait presque dans les jeux mondains stupides, et qui s’enivre de sa gloire et de sa lumière parce qu’elle est devenue une femme de pouvoir et que ça lui suffit maintenant, et qu’il ne faut plus rien voir d’autre !

Mais elle ne voulait pas s’encombrer la tête avec ses questions ; une expression fatiguée passa sur son visage, et elle continua, elle continua à jouer sa comédie.

Pourquoi l’avait-elle invité à danser, déjà ? Alors qu’il détestait ça, et qu’elle pouvait avoir bien meilleurs cavaliers à ses pieds ? Alors que tous les hommes de pouvoirs lui adressaient leurs plus beaux sourires, dans l’espoir qu’elle les leur rende ? Pour s’amuser. Idiote ! On était une mère, et on s’amusait ! Et les serments qu’elle avait fait à Jonathan ? Et toutes ses plaintes, toutes ses plaintes stupides, où elle avait crié qu’elle aurait préféré s’asservir à sa fille plutôt que d’être éloignée d’elle ? Disparues.

Pour s’amuser… S’amuser du malaise d’un pauvre homme, n’est-ce pas, qui n’avait rien demandé, et puis s’amuser de son pouvoir sur lui ! Elle se tourna de nouveau vers Alexander, détailla son visage perdu, et ses yeux rêveurs. « Oh non, effectivement, ça ne m’intéresse pas », répondit-elle, toujours enjouée. Un sourire pour le coup de poignard verbal, à chaque fois. Elle le méprisait d’être tombé si bas, comme elle l’admirait d’avoir pu faire ce qu’il voulait. Qu’est-ce qu’elle aurait été, qu’est-ce qu’elle aurait pu donc être, soumise à un tel homme ?

Il fit un faux pas. Elle rit. Elle l’avait piqué au vif, elle l’avait déconcentré, elle l’avait surpris, et elle en était ravie. « Oh non, je ne vous contredis pas… Ca aurait été un horrible gâchis. Mais je suppose que nos parents ont dû beaucoup s’amuser, en projetant d’unir deux personnes si différentes. » Elle marqua une pause ; le morceau de musique était assez long, mais ça ne la gênait absolument pas – au contraire ! « Je suis directrice adjointe de Durmstrang, maintenant… J’ai fait beaucoup de choses… Mais dites-moi, finalement, vous ne vous êtes pas mariés, alors ? »

A la différence des hommes avec lesquels elle était habituée à danser, il ne cherchait à capter ni son attention, ni son estime, ni son regard – pas même un sourire, ou un rire. Oh, elle n’allait pas s’en plaindre, pas vraiment… Mais, si, en réalité. Ce n’était absolument pas normal qu’elle ait si peu d’effet sur cet homme, ce soir ! Elle rapprocha davantage son corps du sien, de sorte à ce qu’ils ne soient pratiquement plus éloignés l’un de l’autre. « Mais qu’est-ce que c’est que cette mine renfrognée, Monsieur ? On dirait que danser avec moi est pour vous la plus infâme des tortures ! », remarqua-t-elle joyeusement. « Prenez votre mal en patience, le morceau se termine bientôt, je crois ! »

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