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 La vie me fait souffrir et je vis de la souffrance | Alexei et Katharina

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Katharina Leiner

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✝ Arrivée à Vienne : 13/01/2013
✝ Sorts : 51
✝ Baguette : Bois d’Ebène, ventricule de dragon, 24,2 centimètres.



MessageSujet: La vie me fait souffrir et je vis de la souffrance | Alexei et Katharina   Ven 18 Jan - 22:35

Katharina marchait. Sans vraiment savoir où elle allait. Sans retenir la direction vers laquelle elle se dirigeait. Elle marchait. Marcher pour réfléchir, marcher pour ne pas exploser. Marcher. D’un mouvement de buste elle redressa les épaules. Droites, les épaules. Haute, la tête. Maintenu, le buste. Etirées en un sourire, les lèvres. Brillants, les yeux. Automatiques, ces gestes. Katharina marchait.

La jeune fille, sans faire attention aux regards qu’on pouvait lui lancer, continuait sa route à travers les couloirs de Dumstrang. Soupirant, elle ramena ses cheveux sur une de ses épaules et entreprit de démêler les quelques nœuds qui s’étaient formés avec ses doigts. Une fois cela fait, elle les replaça, fixa un point invisible devant elle tout en continuant d’avancer. Le premier mois de cette nouvelle année se terminait et aucun changement ne se profilait. Pas de réformes concernant la place des femmes dans la société, ou encore celle des sangs-mêlés. Pourquoi faire, après tout ? Les femmes étaient inutiles, tout le monde lui avait répété. Elles ne savaient rien gérer, uniquement les enfants et le foyer. Elle n’était bonne qu’à être mère, et à être soumise à un homme, son futur mari. Un avenir des plus glorieux, donc. Certes, Katharina avait une grande tendance à être négative, mais il fallait se rendre à l’évidence, c’était la stricte vérité. Qui aurait le pouvoir de changer les choses ? Qui aurait le courage de dire « non » ? Qui oserait se dresser contre Grindelwald ? Sûrement pas elle. Sûrement pas toute seule. Non, elle, elle se contentait d’être révoltée intérieurement. D’injurier chaque personne qui acceptait ce genre d’idée. Toujours intérieurement. Et d’afficher un sourire neutre.

Parfois, souvent, elle rêvait de ce qu’aurait pu être sa vie dans un autre monde, dans un monde complètement utopiste. Plus belle, sûrement. Plus facile. Elle n’aurait sûrement pas eu besoin de se faire mal pour se sentir exister, plus besoin de se faire souffrir volontairement pour avoir l’impression d’être en vie, pour ressentir enfin quelque chose. Plus besoin de se détruire pour avoir l’impression d’être heureuse pendant quelques secondes, pour avoir l’impression de maîtriser sa vie.

Lâchant un autre petit soupire, Katharina jeta un coup d’œil autour d’elle, vérifiant que personne ne se trouvait aux alentours. Puis constatant que c’était le cas, s’adossa au mur, posa son sac de cours au sol et ferma brièvement les yeux. Faisant passer une main derrière sa nuque, cachée par ses cheveux noirs, elle entreprit de faire jouer ses ongles avec sa peau, la lacérant volontairement. Un sourire de satisfaction se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle s’abandonnait à l’une des ses activités favorites. Charmant, me direz-vous. Seulement, il n’y avait que de cette manière que Katharina avait l’impression de contrôler sa vie. Pendant quelques instants, ce n’était ni les Sangs-purs, ni Grindelwald, ni les hommes qui décidaient de sa vie. Elle lui appartenait. Complètement.

Entendant cependant des pas résonner dans le couloir, la jeune fille ouvrit les yeux, laissa tomber sa main le long de son corps, abandonnant sa nuque désormais brûlante. Affichant une expression neutre et indifférente, ainsi qu’un sourire, elle se décolla du mur, tourna la tête vers le nouvel arrivant et masqua l’émotion de dégoût qui la prit lorsqu’elle reconnue ce dernier. Alexei Dimitriev. Le sang pur par excellence.

« Dimitriev. » le salua-t-elle avec un hochement de tête avant de lever ostensiblement les yeux au ciel en commençant à s’éloigner.

Abruti.
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Alexei Dimitriev

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✝ Arrivée à Vienne : 14/01/2013
✝ Sorts : 27



MessageSujet: Re: La vie me fait souffrir et je vis de la souffrance | Alexei et Katharina   Dim 20 Jan - 14:15

Alexei posa les yeux sur le devoir que venait de leur rendre leur professeur de Sortilèges. A+. Un vent de colère s'empara alors de lui, il réussit néanmoins à garder un air neutre, allant même jusqu'à afficher un sourire satisfait sur ses lèvres afin de montrer que cette note lui convenait parfaitement. Mais intérieurement, il bouillonnait de rage. Il était certain d'avoir rendu un devoir parfait alors pourquoi un O ne s'étalait-il pas sur son parchemin ? C'était incompréhensible et l'échec n'était pas acceptable, pas pour lui. Il se devait d'être le meilleur, partout, même dans cette stupide matière d’Étude des Moldus.

Le cours prit alors fin et le jeune homme ramassa consciencieusement ses affaires, gardant un visage neutre, ne pas laisser éclater sa colère devant les autres. Toujours se montrer maitre de soit jusqu'à ce qu'il puisse enfin être lui même. Jusqu'à ce qu'il ait atteint ses objectifs, jusqu'à ce qu'il soit devenu intouchable et inébranlable. Il sortit de la salle, adressa un signe de tête poli à son enseignant et fit signe à ses camarades qu'il les rejoindrait un peu plus tard. Il avait besoin d'être seul, de pouvoir laisser exploser sa frustration et sa colère.

Il ne pouvait décemment pas le faire devant ces abrutis qu'il appelait "amis" mais son sentiment à leur égard n'était que dégoût et inintérêt. Il n'était agréable avec eux que par simple intérêt. Juste parce qu'un jour peut-être, ils lui seront utiles dans n'importe quelles tâches à accomplir et pour le paraître, avoir une bande d'amis était nécessaire. Il lui fallait être normal, même si intérieurement, il rêvait de leur avouer qu'il les trouvait stupide et complètement dégénéré. Cependant, il devait se contenter de laisser éclater sa rage dans l'intimité de la solitude pour garder son masque de parfait gentleman.

Lorsqu'il fut certain d'être seul, ses traits laissèrent tomber son masque de neutralité pour laisser apparaître la colère qu'il contenait à grand peine. Il tourna à l'angle d'un couloir et aperçut une silhouette, soupirant, il repris son masque d'amabilité et s'avança en silence dans le couloir. La personne déjà présente se révélait être Kathrina Leiner. En plus, d'être une femme, cette créature avait eu le bon goût de naître Sang-Mêlée. C'est donc avec arrogance qu'il passa devant elle, ne lui accordant même pas le plaisir de répondre à sa salutation. De toute manière, cette inférieure ne méritait même pas que l'on s'intéresse à elle. Cependant, au moment où il passait devant elle, il la vit lever au ciel. Cette attitude n'était pas acceptable de la part d'un être telle que cette impure.

Sa colère explosa alors et il attrapa vivement le bras de la jeune fille, avant de la plaquer contre le mur.

"Ne t'avise plus jamais de recommencer ce genre de comportement devant un supérieur, espèce de petite impure", hurla le jeune homme.

Il planta son regard fou dans celui de Katharina, il avait complètement perdu le contrôle. Mais devant cette petite raclure, ce n'était pas important, elle n'était pas importante. Et qui apporterait du crédit à ses paroles de toute manière ? Pendant un instant, il eut l'espoir fou de pouvoir déverser sa rage et sa frustration sur elle. Mais il n'avait pas de motif valable pour la remettre à sa place. Il pria pour que cette erreur de la nature lui réponde pour qu'il puisse laisser éclater toute sa colère qui le rongeait de l'intérieur.
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Katharina Leiner

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✝ Arrivée à Vienne : 13/01/2013
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MessageSujet: Re: La vie me fait souffrir et je vis de la souffrance | Alexei et Katharina   Dim 10 Fév - 9:02

« Prévisible » songea Katharina alors qu’Alexei se retournait vers elle, le visage furieux.

« Abruti » lui hurla-t-elle intérieurement alors qu’il attrapait son bras.

« Pathétique », pensa la jeune fille avec méprit, tandis que son dos se retrouvait plaqué contre le mur, et que sa tête rebondissait sur ce dernier sous la violence du choc, lui arrachant un léger gémissement de douleur. Gardant les paupières closes, elle l’écouta hurler, elle l’écouta déverser sa colère sur elle. Ouvrant les yeux pour planter ses prunelles claires dans celles du jeune homme, Katharina soutint son regard du mieux qu’elle pu. Elle était une femme, elle était sang-mêlée. Elle était impure, donc. Et elle le savait très bien, ça. On lui avait répété un nombre incalculable de fois. Alors soit, elle aurait peut-être dû se taire, là, maintenant. Baisser les yeux, murmurer un « excusez-moi » et partir le plus vite possible, en mettant toute la distance qu’elle pouvait entre Alexei et elle. Mais des hommes comme Alexei, il y en avait des centaines, des milliers. Ils peuplaient Vienne. Ils dirigeaient, ils donnaient des ordres, ils étaient grands, forts, puissants. Elle, elle n’était que Katharina. Katharina et son sourire, Katharina et sa révolte qu’elle menait intérieurement. Elle n’était, au final, qu’une poupée dans les mains des hommes. Une petite poupée qui n’avait que le droit d’être belle et de se taire.

Alors, être belle, Katharina s’en préoccupait. C’était son seul atout, son seul avantage. Sourire, rire, charmer, elle savait le faire, elle connaissait. Et il n’y avait que comme ça qu’elle existait aux yeux de la société, un peu du moins.

Méprisante, elle se mordilla la lèvre inférieure et hésita sur sa réponse. Elle avisa alors le bras qui la maintenant collé au mur et lâcha du bout des lèvres :

« Lâche-moi. »

Soupirant, elle glissa sur le côté et se dégagea par elle-même, et recula de quelques pas, afin de se retrouver à une distante raisonnable d’Alexei.

« Laisse-moi. » demanda-t-elle en croisant les bras sur son ventre.

Qu’il parte et qu’il la laisse, qu’il s’en aille. Elle voulait rester une poupée de l’ombre, celles qui sont jolies et torturées, celles qui souffrent mais en silence, pas celles qui exposent leurs souffrances.

Affichant un visage neutre et fermé, Katharina observa celui qui se tenait devant elle. Il pourrait la frapper mais pas la faire souffrir. Elle aimer souffrir, après tout.
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Alexei Dimitriev

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✝ Arrivée à Vienne : 14/01/2013
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MessageSujet: Re: La vie me fait souffrir et je vis de la souffrance | Alexei et Katharina   Lun 11 Mar - 20:59

Alexei fut légèrement satisfait lorsqu'il entendit sa proie lâcher un petit gémissement de douleur mais ce n'était pas suffisant apparemment, elle ne semblait pas vouloir baisser le regard devant lui. Elle ne semblait pas reconnaître sa supériorité et ça, c'était impensable pour lui. Elle devait à tout pris comprendre qui était le maître et qui commandait.

Cependant, elle se fit insolente, cette petite impure, qui en plus d'être une femme, avait le sang souillée par du sang moldu, se permettait de lui tenir tête, de lui donner des ordres. Dans un premier temps, elle lui ordonna de la lâcher mais il raffermit sa prise sur son bras, elle réussit néanmoins à se dégager avant de lui ordonner de la laisser. C'était l'ordre de trop. Alexei s'approcha de la petite impertinente et la gifla, afin de lui saisir les cheveux. Il approcha alors son visage, défiguré par la rage, à quelques centimètres du sien.

"Sais-tu à qui tu parles sale inférieure ? As-tu seulement conscience que tu viens de manquer de respect à l'un de tes supérieurs ? Tu n'es rien, tu m'entends ? Rien du tout ! Si seulement, tu avais au moins la décence d'être de sang-pur mais même pas. Tu traînes ta condition de femme comme un poids dans cette société, tu en as conscience n'est-ce pas ? Mais, en plu de de cela, tu n'es même pas respectable. Regarde toi ! Et tu te permets de me donner des ordres ? A moi ? Je crois qu'il va falloir refaire ton éducation ma petite."

Le jeune homme tira sur la chevelure de la jeune pour lui faire relever la tête, de son autre main il l'a gifla une nouvelle fois et l'envoya au sol. Il sortit alors sa baguette de sa robe de sorcier et la pointa sur la jeune fille.

"Je te laisse le choix, soit tu te soumets, soit je te t'apprends le respect. Tout dépend de toi mon petit chat."

Un sourire sadique vint éclairer le visage d'Alexei, il espérait que la jeune fille ne se soumettrait pas trop rapidement. Il n'aurait pas la possibilité de s’entraîner à lancer le doloris, ce serait fort regrettable tout de même. Et puis, il n'aurait pris aucun plaisir durant toute cette petite altercation. Il devait néanmoins avouer qu'il n'était plus aussi remonté contre son vieux chnoque de professeur que précédemment. Cette petite avait donc une utilité finalement.
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