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 Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire

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Je me nomme
Gellert Grindelwald

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✝ Arrivée à Vienne : 08/02/2013
✝ Sorts : 17
✝ Statut : Maître du monde.
✝ Localisation : En train de gouverner mon empire o/



MessageSujet: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Sam 9 Fév - 12:23


Le Bal de la Victoire

«Le luxe, c'est l'art des imbéciles. »

Depuis plusieurs mois, depuis presque un an, Grindelwald essaye de percer les défenses de l’île d’Angleterre. Il y a trois semaines, il réussi. Une première victoire, une première offensive. Bien sûr, ce n’est qu’une attaque bégnine, il n’y a eu que très peu de morts et très peu de blessés – des Moldus, évidemment –, mais c’est surtout une première victoire, une première offensive, et un premier succès. D’abord, ça montre que les défenses des Anglais ne sont pas imperméables aux fidèles Schwarzkämpfer. Ensuite, ça redonne de l’espoir. Puis, toutes les occasions sont bonnes, pour faire la fête, à Vienne.

Dans cette optique, le mage noir organise un grand bal pour fêter ce semblant de victoire, cette amorce de succès, et ces longs mois de travail enfin couronnés de succès. La haute société Viennoise est conviée, et l’on parvient à introduire quelques Moldus, parmi les plus nobles et les plus amusants. C’est une soirée grandiose, préparée à l’avance, qui se déroule dans un somptueux hôtel particulier Viennois. On parle, on se présente, on fait des connaissances, et on se lance dans des débats animés ; on mange, aussi, on boit modérément, et on danse beaucoup. Un des meilleurs orchestres du pays entament l’un après l’autres des morceaux de Tchaïkovski.

Festivités élégantes, donc. On se soigne, on s’est bien préparé ; il faut être parfait. Grindelwald est présent, ainsi que ses plus proches fidèles. L’élite politique et culturelle est là.

Au niveau RP : Le premier tour de jeu commence, et s’achèvera dans deux semaines, le 22 février, au maximum. Pour l’instant, vous venez d’arrivez, découvrez les lieux, échangez quelques mots, entamez des danses ou des discutions. Il n’y a pas d’ordre de passage pour ne bloquer personne : vous postez quand vous voulez, et exceptionnellement, pour favoriser un jeu rapide, le minimum est établi à 200 mots.


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Je me nomme
Ivanna Belinski

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✝ Arrivée à Vienne : 14/01/2013
✝ Sorts : 26
✝ Baguette : /
✝ Localisation : Staatsoper, sur scène



MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Dim 10 Fév - 22:27

Ivanna ferma les yeux et s'enfonça un peu plus dans l'eau chaude. Tous ses muscles, encore fatigués par la représentation de cet après-midi, se détendirent aussitôt et elle soupira d'aise. Elle adorait danser, elle aimait ça plus que tout au monde, mais parfois son corps se chargeait de lui rappeler qu'il était bon de s'arrêter de temps en temps. Et justement, il n'y avait pas de représentation ce soir. Toutefois, elle ne pourrait pas profiter de sa soirée pour se reposer ou pour terminer le roman qu'elle avait commencé, il y a des semaines, car Leonid voulait qu'elle soit présente à une énième soirée. Un gala organisée par le propriétaire du Staatsoper. Ivanna détestait ces galas, ces bals et ces soirées ou le directeur de la troupe l'emmenait. Leonid fréquentait des gens un peu étranges, et même si elle n'oserait jamais les formuler à voix haute, elle se posait beaucoup de questions. Mais elle n'était pas là pour poser des questions ou pour parler de quoi que ce soit, elle était là pour faire joli, rien de plus. Leonid avait beau prétendre le contraire, tout ces gens qu'il fréquentait ne la voyait que comme une de ces poupées qui décorent les boites à musique. Plusieurs fois elle avait entendu des hommes parler d'elle comme si elle n'était pas là, alors qu'il lui tenait le bras, certains la traitaient d'impure sans même qu'elle ne sache pourquoi. Mais ils avaient beau la mépriser en public, ils changeaient vite de discours quand ils se retrouvaient avec elle en privé.

Ivanna frissonna. Elle détestait les hommes. Tous les mêmes. Plus que les hommes, c'était le pouvoir qu'elle détestait. On pouvait dire non aux hommes, mais on ne disait pas non à un homme de pouvoir. Et maintenant qu'elle fréquentait la haute société de Viennes, les riches propriétaires, les militaires gradés, les grands artistes, les politiciens, elle n'avait plus le droit de dire non. Finalement elle ne l'avait jamais eu. Elle était passée de l'âge où elle était trop jeune pour protester à une époque où c'était trop dangereux de le faire. Mais ce n'était pas grave, elle acceptait sa situation. Les choses étaient comme ça de toute façon, on ne pouvait rien y faire. Résignée, elle se leva et sortit de la baignoire. Elle attrapa une serviette qu'elle enroula atours d'elle et se retourna pour jeter un coup d’œil au miroir accroché derrière la porte de la salle de bain. Elle était toujours la même. Jambes un peu maigrelettes mais musclées. La taille très fine, le dos bien droit, peu de poitrine. La parfaite ballerine, en somme. Elle démêla ses cheveux avec ses doigts et s'habilla rapidement. Une robe de soirée, ainsi qu'une paire de chaussures et sans doute un nouveau manteau l'attendaient dans sa loge à l'opéra. Leonid lui faisait toujours acheter de magnifiques vêtements pour les grands évènements.

La jeune femme, simplement vêtue d'une jupe en velours marron foncé et d'un pull en laine, quitta son appartement en coiffant ses cheveux encore mouillé d'un chapeau de feutrine. Elle n'habitait qu'à quelques rue du Staatsoper et n'avait donc que peu de chemin à parcourir dans le froid. Elle ne passa évidement pas par la grande entrée et se glissa à l'intérieur du bâtiment par une petite porte sur le coté, qui menait directement aux loges. En arrivant devant la sienne, elle vit que quelqu'un avait accroché un mot sur la porte. Ivanna le parcourut rapidement des yeux et poussa la porte de sa loge où elle découvrit, posée délicatement sur le canapé, une robe de mousseline noire. Elle caressa doucement le tissus du bout des doigts et son regard se posa sur la cape en fourrure posée à coté. Elle détestait les manteaux de fourrure. Mais elle le porterait sans rien dire.

Ivanna ôta son chapeau, libérant ses cheveux à moitié séchés par le vent qu'elle brossa longuement. Puis elle se dévêtit pour enfiler sa robe. Elle n'était pas encore complètement habillée quand quelqu'un frappa à la porte, et entra sans attendre son invitation. Elle se retourna pour découvrir Leonid, qui l'observait avec attention. Elle rougit un peu alors qu'il s'approchait d'elle pour fermer sa robe. Un peu gênée, elle détourna les yeux. Le corset était fait de telle sorte qu'elle ne pouvait rien mettre dessous et les mains froides du directeur dans son dos la mettait un peu mal à l'aise.

"Ne rougit pas, ordonna-t-il. Nous avons là la taille la plus fine de Viennes, tu devrais la montrer avec fierté."

La ballerine hocha la tête alors qu'il tournait autours d'elle pour l'examiner sous touts les angles. Il passa une main sous son menton pour lui faire relever la tête et plaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

"Termine de te préparer en vitesse, une voiture nous attend. Met moi un peu de roses sur ces joues d'accord ? Tu dois être parfaite ce soir, nous allons rencontrer des gens importants."

Nouveau hochement de tête. Suivant les conseils de son maitre à danser, Ivanna poudra délicatement ses joues de rose, brossa une dernière fois ses cheveux et posa quelques gouttes de parfum au creux de son cou avant de sortir de sa loge. Elle rejoignit Leonid qui l'attendait à l'arrière d'une voiture, et ils se mirent en route.

La voiture s'arrêta quelques longues minutes plus tard devant un des hôtels les plus luxueux de la ville. Ivanna n'y était jamais entrée mais elle ne manquait jamais d'admirer la façade lorsqu'elle passait devant. Quelqu'un vint ouvrir sa porte, puis Leonid l'entraina à l'intérieur. On les débarrassa de leurs manteaux avant de les guider dans une salle de réception. C'était plus beau que tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Le plafond était presque aussi haut que celui de l'Opéra, il y avait un immense lustre en cristal au centre de la pièce, des tapisseries et des boiseries délicatement ouvragées ornaient les murs. Toutes les femmes présentes était habillées de manière élégante, et les hommes portaient tous le costume. Ivanna remarqua néanmoins que plusieurs convives étaient vêtus de façon un peu étrange, une femme portait une cape et elle crut voir deux hommes en robe, mais comme d'habitude elle ne dit rien.

Elle venait tout juste d'entrer dans la pièce quand un homme se dirigea vers elle. Ivanna comprit au signe de tête de Leonid qu'il s'agissait de leur hôte, un des plus riches propriétaire de la ville d'après ce qu'on disait, et elle lui adressa donc un sourire poli.

"La voilà ! L'étoile la plus brillante de Viennes ! lança-t-il d'une voix forte en arrivant à sa hauteur. A en croire son visage rouge et ses yeux brillants, il avait déjà abusé quelque peu de l'alcool. Venez-donc avec moi, je vais vous présenter du monde !"

L'homme arracha Ivanna au bras de Leonid et la guida à travers la foule. Il lui indiqua le nom de plusieurs personnes mais elle n'en retint aucun, se contentant de sourire et de hocher faiblement la tête à chacune de ses paroles. L'homme avait visiblement rencontré plusieurs de ses invités à "Dumstrang", elle ignorait où ce lieu se trouvait mais imaginait qu'il devait s'agir d'une grande université.

"Et voici Yolanda Yeabow, une des habituées de mon vieil opéra, annonça-t-il en plaçant Ivanna face à une jolie femme, un peu plus âgée qu'elle, à qui elle adressa un timide sourire. Yolanda, vous avez du avoir l'occasion de voir Miss Belinski sur scène j'imagine ? Oh, mon devoir m'appelle", lança-t-il en jetant un regard vers la porte, où de nouveaux invités venaient de faire leur apparition.

Sans un mot de plus, il s’éclipsa, laissant Ivanna seule face à la dénommée Yolanda.

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Je me nomme
Yolanda Yeabow

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Admin

✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 224
✝ Baguette : bois d'if et plume de phoenix



MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Lun 11 Fév - 21:55

« Alexeï, vous êtes prêt ? », demanda Yolanda à son élève, sur le point de quitter Durmstrang. « Parfait », déclara-t-elle en voyant que tel était le cas. Il venait d’arriver dans son bureau, impeccable et soigné. C’était un grand honneur qu’elle lui faisait de le convier au grand bal Viennois de ce soir. On fêtait une victoire de Grindelwald, une victoire qui les rendait tous pleins d’espoirs et de fierté, et pour l’occasion, une fête immense avait été organisée à Vienne. Le luxe déborderait. On s’amusera beaucoup, aussi. Pour donner à un de ses élèves les plus prometteurs son occasion de faire son entrée dans le monde, elle lui avait proposé de venir, et évidemment Alexeï avait accepté.

« Ecoutez, nous allons transplaner jusqu’à Vienne. Nous ne pouvons pas utiliser le réseau de Cheminée, évidemment ; nous allons donc fermer les yeux sur le fait que vous êtes encore mineur. Une fois là-bas, je vous présenterais, puis vous lâcherais dans la nature. Tâchez de faire très bonne impression, parce que ces gens-là s’appuient énormément sur leurs premières impressions. C’est comme ça. Puis vous me montrerez que vous valez quelque chose, n’est-ce pas ? Les résultats scolaires ne sont pas tout. » Tout cela, elle l’avait dit sans ciller, et en gardant un parfait sourire. Et il ne fallait pas qu’Alexeï se repose sur ses lauriers, il fallait qu’il gagne son estime d’abord, et qu’elle soit certaine qu’il mérite qu’elle lui consacre du temps. Elle se leva alors de son fauteuil, dévoilant entièrement la robe qu’elle portait – noire, qui la mettait particulièrement à son avantage. « Prenez mon bras, Alexeï »

Et dans un sombre tourbillon d’étoiles, ils disparurent.

La façade du bâtiment était une merveille architecturale ; il s’agissait d’un hôtel particulier viennois immense qui avait été réservé pour l’occasion. Désireuse d’impressionner son élève et hâtée de voir ses yeux briller d’admiration devant le vaste de la vie dans la capitale, auprès de Grindelwald, elle pressa le pas, le guida, et ils entrèrent.

A l’intérieur, on jouait Schubert ; et c’était magnifique. Déjà, tout étincelait. C’était une des réceptions les plus somptueuses auxquelles elle avait assisté depuis ses débuts dans la ville – et, évidemment, elle en avait connu énormément. Beaucoup de monde était présent, parmi la plus haute société autrichienne, mais elle savait qu’on introduirait quelques Moldus pour s’amuser, et même si elle était assez opposée à cette idée, devait en conclure que ce n’était pas bien dangereux. Elle se tourna vers son élève, une expression à la fois radieuse et mesurée sur le visage. « Vous reconnaissez quelques visages ? », demanda-t-elle, en lui désignant quelques personnalités parmi les plus éminentes, des gens à connaître qu’ils apercevaient de loin. « Le Ministre de la Magie est là. Alexander Kabiez. Près du Directeur du Département de la Justice Magique. Les autres font parties d’une grande famille, je crois que vous connaissez ? A côté, Grindelwald. Oui, c’est lui, vous avez bien vu. Puis je pense qu’il doit y avoir quelques camarades à vous ici, ce soir… »

Elle présenta un peu Alexeï, le désignant l’un de ses meilleurs élèves, et élément très prometteur, puis lui glissa qu’elle devait le laisser. Elle se fraya un chemin parmi la foule, sourit poliment à quelques connaissances, puis se dirigea discrètement vers Théodore, qu’elle avait déjà repéré près d’Alexander.

Elle décida de le prendre par surprise.
« Bonsoir, Mr Crewe », souffla-t-elle malicieusement une fois à ses côtés. « La soirée est-elle à votre goût ? »

Yolanda arbora un sourire radieux ; elle était heureuse de revoir son amant. « Tu vas bien ? »

Mais ils eurent à peine le temps de profiter d’un moment ensemble, car déjà on venait les interrompre. Foule futile et frivole, trop familière ! De quoi s’agissait-il cette fois ? Une danseuse. Le directeur d’elle ne savait quel Département du Ministère était heureux de lui présenter une danseuse… Très bien. Ah moins que ce ne soit celui du Staadsoper ? Enfin… Yolanda plissa les yeux pour la reconnaître. N’était-ce pas elle qui faisait partie de la troupe affectionnée par Théodore ? Si, c’était bien elle… Elle se remémora de ces folles danses qu’il l’avait emmenée voir. Oui, c’était brillant, elle s’en souvenait…

Au sourire crispé de la jeune ballerine, Yolanda décida qu’elle n’aimait pas cette femme – trop timide, de ces êtres jolis, mais faibles, manipulables, et dont on peut faire ce qu’on veut. A la douceur de son expression, Yolanda comprit aussi que Théodore, tout près d’elle, l’aimerait beaucoup. « Bien sûr que j’ai eu l’occasion de vous voir », déclara-t-elle froidement, en accompagnant ses paroles de son traditionnel sourire glacé. « C’était brillant. Un plaisir à voir. Félicitations. » Puis elle reprit, davantage malicieuse, en se tournant vers son amant à ses côtés : « Mais je crois que c’est Théodore qui apprécie davantage vos prouesses sur scènes, n’est-ce pas ? »

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Oh ! je fus comme fou dans le premier moment !


Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance, tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ? Je voulais me briser le front sur le pavé ; puis je me révoltais, et, par moments, terrible, je fixais mes regards sur cette chose horrible. Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, que je l'entendais rire en la chambre à côté, que c'était impossible enfin qu'elle fût morte, et que j'allais la voir entrer par cette porte !
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Je me nomme
Théodore Crewe

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✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 50
✝ Statut : Les femmes, le Quidditch, le théâtre ; Directeur du Département de la Justice Magique
✝ Localisation : Le lit de Yolanda



MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Lun 18 Fév - 16:41

Théodore Crewe adressa un énième sourire à une des pimbêches de Sang-Mêlées qui se tenait fièrement au bras d'un très digne Sang-Pur, seule raison de sa présence tolérée ici. Énième sourire et, par là, énième mensonge. Hypocrisie de luxe au bout des lèvres. Son sourire était, à force, si répétitif et usé qu'il sentait lui-même combien il était faux.

Théodore avait beau adorer ce genre de soirées festives, toute de danses, flatteries et raffinement, si digne de Vienne où ils se trouvaient, ce soir-là, il aurait tout de même préféré passer la nuit dans un opéra quelconque avec sa glaciale Yolanda. Enfin, s'il croyait sa dernière missive, datant de quelques heures seulement, elle devrait arriver prochainement.

Prenant une coupe de champagne sur un des plateaux d'argent flottants dans les airs, Théodore rejoignit son très cher ami, Alexander Kabiez, honorable Ministère de la Magie.

" Excellente soirée qui débute, vous ne trouvez pas ? Tout le gratin est là...

- Et cela commence par vous, merci d'être présent ce soir, " salua agréablement Kabiez.

Théodore sourit largement, sincère pour la première fois de la soirée - sauf peut-être lorsqu'une ravissante demoiselle était venue le saluer et qu'il avait décrété que sa présence était un régal. Ses yeux errèrent sur la masse déjà présente et il eut un réel sourire appréciateur en voyant les personnalités présentes. Plus hauts gradés, SK professionnels et fidèles au pays, Sang-Pur des plus dignes...Toute la haute société était là. Un délice. Tout ce monde, réuni dans cette même salle, c'était un luxe qu'on ne s'autorisait pas à chaque bal. Et une seule chose le justifiait. Les prunelles brûlantes, Théodore dévisagea de loin Gellert Grindelwald, tout en puissance et en beauté auprès de demoiselles au sang le plus sain qui soit.

" La présence de notre Seigneur explique beaucoup de la présence d'un tel gratin... Et voilà l'épice qui rend le plat unique qui nous vient ! " s'exclama-t-il gaiement en tendant gracieusement la main pour saisir les doigts délicats de Yolanda Yeabow, son amante, sa maîtresse, son aimée.

Y déposant un baiser des plus respectueux, il lui adressa un sourire ravageur tandis qu'elle lui demandait si la soirée suivait ses préférences.

" Cette soirée, déjà des plus agréables, se trouve maintenant avoir atteint le summum de la perfection. Souhaitez-vous m'accompagner... ? " débuta-t-il avant de s'interrompre, des personnalités s'approchant pour les saluer.

Les yeux pétillants d'amusement, il vit Ivanna Belinski devant eux, toute timide, et ravissante dans son malaise.

" Oh oui, bien sur, Ivanna Belinski ! Vous ne pouvez ignorer l'amour que je vous porte ! " s'exclama-t-il avec un délicieux clin d'oeil, fort de sous-entendus. " Vos spectacles, ma chère, vos pas de danses ! Vous êtes indubitablement douée. J'admire la manière dont votre corps se mouve... C'est exquis ! " rajouta-t-il en souriant toujours.

Dieu, qu'il aimait cela, jouer avec de pauvres innocentes qui lui succombaient invariablement. Mais Yolanda était tout près d'elle et, s'il continuait de se permettre ces libertés, il ne donnait pas cher de sa peau. Décidant néanmoins de se faire plaisir comme il le fallait durant cette soirée qui était, très d'hypocrisie, des plus lassantes, Théodore saisit la main de la jeune femme et la porta à ses lèvres, y déposant un baiser d'une longueur que la bienséance et la décence n'appréciaient pas. Les lèvres toujours sur sa peau, il planta ses yeux dans les siens et lui fit un clin d'oeil discret, fort de paroles.

" Théodore Crewe, très chère amie, c'est un honneur de vous voir illuminer cette salle ce soir, " se salua-t-il enfin correctement, charmeur.

Puis, gardant d'une main lâche les doigts de la jeune femme dans la sienne, il se tourna vers Yolanda et Alexander :

" Vous m'excuserez un instant, très chers ? Je vais faire découvrir cette perle à d'autres invités ; elle le mérite fort, après tout. Rejoignez-nous donc lorsque nous aborderons notre cher et respecté Grindelwald ! "

Et, sans attendre la réponse de qui que ce soit, il passa son bras sous celui de la jeune femme, la rapprochant de lui, et l'attirant vers Helge Ansgar Meinhard, une de ses connaissances et, intimement, sans que celui-là ne soit peut-être au courant, son protégé.

" Meinhard ! Mon cher ! Cet homme, Ivanna Belinski, cet homme est un des plus passionnés qui soit ! " s'exclama-t-il en souriant largement.

Théodore saisit deux coupes de champagnes et les tendis à Ivanna et Meinhard, respectivement, leur offrant un sourire à chacun.

" Comment vous portez-vous, très cher ? Cette jeune femme, mon ami, est une étoile du Staatsoper, un délice à regarder, nulle autre que Ivanna Belinski ! Vous vous connaissiez peut-être, me direz-vous ? " s'enquit-il soudainement, surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt.

Avec un sourire intérieur, il jubila de sentir la peau d'Ivanna tout contre lui et, surtout, le regard assassin de Yolanda Yeabow posé sur lui. Il se doutait qu'elle n'avait pas apprécié qu'il l'ait lâché ainsi... Mais face à une fleur aussi belle qu'Ivanna, qui pouvait rivaliser ? Le temps d'une soirée, certes, quand il confierait sa vie à Yeabow, mais une soirée, que diable ! Il fallait s'amuser, dans la vie, parfois.


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Regardez-moi. Je brille, j'excelle, je surpasse tout le monde ; vous n'êtes absolument rien. Il n'y a que moi. Moi, plus fort que tous. Plus fort que Jonathan. Évidemment. Taisez-vous, arrêtez de rire. Laissez-moi rêver.
Je ne suis qu'un fou, un idiot, un grand gamin qui vit dans le passé, dans la rancoeur et la haine. Qu'un imbécile qui ne se contente pas de toute la puissance qu'il a, qui jalouse des relations anciennes, mortes et enterrées. Je ne suis qu'un fou ; laissez-moi seulement rêver. (c)OceanLounge
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Je me nomme
Sergei Livienko

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✝ Arrivée à Vienne : 30/01/2013
✝ Sorts : 2
✝ Statut : La direction que prend dès le départ l'éducation d'un homme déterminera sa vie future.
✝ Baguette : Ergonomique
✝ Localisation : Vienne



MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Jeu 21 Fév - 20:30

Une grande réception… Voyez-vous cela… Sergei n’avait pas le souvenir d’avoir assister à de telles futilités depuis bien longtemps… Depuis ses parents. Mais peut-être était-ce un signe ? Il devait recommencer à sociabiliser il le savait… Et c’était plutôt rare qu’il soit invité à quoi que ce soit. D’ailleurs il avait aucune idée de comment il s’était retrouvé en possession de cette invitation. Peut-être était ce son nom… Il n’avait pu que s’apercevoir ces derniers temps que les Livienko étaient connus à Vienne, comme ailleurs… Mais à ce point là ? Il ne saurait dire. Ou alors son emploi… Non, définitivement pas son emploi. Minable d’ailleurs. Il aurait espéré mieux… Quoi qu’il en soit, il tenait cette invitation dans ses mains.
Il était trop tard pour y penser de toute façon… Il était invité pour dans il y a une demi-heure de toute façon… C’était le moment où jamais pour y aller. Il prit son chapeau, glissa l’invitation dans sa veste et sortit. L’hôtel ne se trouvait en théorie pas loin. Il pouvait y aller simplement en marchant, et comptait dessus pour ne pas arriver trop en avance d’ailleurs.
Lorsqu’il arriva devant l’hôtel où devait se tenir la réunion, il hésita. Il n’était décidément place là. A commencer par le fait qu’il se sentait ridicule habillé ainsi. De plus, Il ignorait d’ailleurs comment il allait devoir se comporter. Il hésitait terriblement, lorsque soudain, il vit un jeune couple entrer… Ils n’avaient pas l’air particulièrement rien… Assez communs… Il ne serait pas le seul alors, beaucoup de gens devaient avoir été invités… Il entra…
Un spacieux hall… Richement décoré, qui lui rappelait des souvenirs. Etrange il était persuadé de ne jamais y avoir mis les pieds... Peut être dans ces premiers jours à Vienne ? Il ne saurait dire. Mais la réception au fond du hall… Le restaurant qui s’ouvrait à droite… Ce n’étais cependant pas ce pourquoi il était venu… Il trouva rapidement l’endroit où avait lieu la réception et s’y dirigea. En chemin, il laissa son blouson au vestiaire… Tant mieux, il n’est certes pas adapté au lieu, pensa-t-il.
Lorsqu’il entra dans la salle proprement dit, il fut surpris par la quantité de personnes qui s’y trouvaient. Une centaine peut être ? Plus ? Il n’était pas très fort pour estimer ce genre de choses… C’eut été des électrons, cela aurait été bien différent… mais là… Il s’arrêta au milieu de la pièce totalement désorienté… Il aurait du venir avec quelqu’un car il se retrouvait tout seul. Personne à qui parler, personne avec qui avoir l’air occupé… il fit un tour sur lui-même à la recherche d’une connaissance quelconque… Il entre-aperçut Grindelwald… Pas vraiment le genre de connaissance dont il parlait. Et un grand nombre de courtisans gravitaient autour de lui… Pas exactement le genre de Sergei. Il continua sa recherche… Il reconnut le Langue de plomb en chef… Encore un peu haut pour lui… il fut surpris de ne voir aucun de ses collègues… Ils ne devaient pas avoir été invités… Dommage, cela l’aurait aidé à se sentir à l’aise…
Il décida de se replier vers la solution « traîner autour du bar » et s’y dirigeait lorsqu’on lui barra le passage.

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Gellert Grindelwald

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✝ Arrivée à Vienne : 08/02/2013
✝ Sorts : 17
✝ Statut : Maître du monde.
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MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Lun 4 Mar - 19:24


Le Bal de la Victoire

«Le luxe, c'est l'art des imbéciles. »

Au milieu des festivités, des rires, des danses et du champagne, des invités ont sorti leurs baguettes, dans le même mouvement. Aussitôt surgissent des sorciers vêtus de noir.

Ils arrivent de partout, et à coup de sortilèges, se frayent un chemin parmi la foule. Plus ou moins dangereux, quelques uns de leurs rayons sont Impardonnables.
Leur cible ? Sans doute Grindelwald, qui, bien que protégé, est à découvert, cette fois.

Ainsi, Sergei Livienko se fait bousculer, rapidement ; on tente de le viser, avec un Stupefix. Un homme masqué s’est rapproché discrètement de Théodore Crewe et Ivanna ; il essaye de viser Théodore d’un Sectumsempra, tandis que Lukas Wikler et Alexei Dimitriev, les deux étudiants de Durmstrang présents, sont entraînés de force par d’autres mystérieux personnages.

Partout les sorts fusent. Même s’ils sont moins nombreux que les invités au bal, les hommes en noirs les ont pris par surprise, les rendant ainsi peu capable de bien se défendre. Beaucoup de femmes n’ont pas leurs baguettes sur elles. Un très grand nombre d’invités sont rapidement neutralisés, parce que pris par surprise, et on se rapproche rapidement de Grindelwald.

Sauverez vous votre peau ? Saisirez vous l’occasion tant attendue de résister comme une chance qui s’offre à vous ? Ou vous soucierez-vous de Grindelwald qu’il faudrait défendre ?

Au niveau RP : Vous avez le droit de riposter, et de faire agir votre personnage comme vous le souhaitez durant l'affrontement - avec baguette ou non. Soyez cohérent tout de même ! Votre personnage n'est peut-être pas capable de terrasser tous les résistants à coup d'Avada. Il n'y a pas d'ordre de passage. Si vous n'avez pas encore posté, vous pouvez sans problème arriver en cours de route.


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Yolanda Yeabow

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✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 224
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MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Mar 5 Mar - 12:07

Comment se permettait-il de l’offenser de la sorte ? Comment osait-il seulement jouer avec elle de cette manière ?

Humiliation publique.
Pure et simple humiliation publique.
Voilà ce qu’il lui faisait subir.

Yolanda Yeabow était quelqu’un qui, dans sa vie, avant énormément souffert. Issue d’une famille de Sang-Pur à la trop grande renommée, il avait fallu dès son plus jeune âge qu’elle se plie à des conventions qu’elle n’avait pas pu comprendre. Elle s’était ensuite attachée aux mauvaises personne, offert son cœur à un homme d’un camp opposé, et eu une fille qu’on avait cherché à éloigner d’elle. Pourtant, lorsqu’on lui avait fait croire la mort de son enfant, lorsqu’on lui avait fait mordre la poussière de la plus terrible douleur humaine, elle avait survécu. Lorsqu’elle s’était retrouvé seule, seule avec les morceaux répugnants de son cœur en lambeaux, elle avait survécu. Bien sûr, elle en était ressortie brisée, et détruite, mais évidemment, elle n’avait rien montré à personne, parce que les larmes, c’était tellement inconvenant ! Mais lui savait, lui savait, n’est-ce pas, il savait son histoire, et toutes ses souffrances, parce qu’un soir de juillet elle avait lu a voix haute le cahier de doléance dans son cœur, et qu’il avait su l’écouter. Alors pourquoi, pourquoi maintenant, Théodore s’obstinait-il à jouer avec elle de cette façon, comme si elle n’était qu’une poupée décorative dont on s’était lassé ?

Si Yolanda Yeabow était possessive, elle n’avait pas la prétention de s’affirmer capable de satisfaire totalement son amant ; en outre ils n’avaient échangés ni déclarations ni serments, se contentant simplement de profiter de la présence, de la tendresse et du rire de l’autre lorsqu’ils en avaient l’occasion. Mais avec le temps, ils avaient pris l’habitude de s’afficher continuellement l’un avec l’autre, on n’avait cessé de les assimiler l’un à l’autre, et leur liaison était devenue plus qu’évidente. Alors, si Yolanda n’était pas amoureuse, si Yolanda n’était pas jalouse, Yolanda avait souffert et ne supporterait pas l’humiliation. Après tous ses efforts, après sa douleur monstrueuse, après son parcours surhumain, c’était inhumain que de la ridiculiser de la sorte. Qu’était-il donc, lui, Théodore Crewe ? Ne savait-il pas la réputation qu’elle avait de se donner à lui librement, sans se cacher, sans union véritable ? Ne savait-il pas les ragots qui résonnaient en écho dans les salons viennois ? La méprisait-il donc, en silence, comme le reste de la société Viennoise ? La prenait-il pour un jeu dont on se lassait en public ? Croyait-il que, dans leur monde, on pouvait montrer quoi que ce fût en public ?

Et pour qui l’abandonnait-il, au milieu de tout ce monde ? Qu’est-ce que c’était que l’objet nouveau de ses convoitises ? Une sorcière ? Une femme au sang pur ? Une impératrice ? Non. Une Moldue. Une ballerine. Une fille à soldats, qui ne savait pas ouvrir la bouche pour dire non quand elle n’était pas d’accord. Voilà pour qui on laissait Yolanda Yeabow, au milieu du bal le plus noir de monde qu’on avait vu depuis des années, devant le Ministre de la Magie même, qui n’avait déjà pas, elle le savait, une très haute estime d’elle. Une Moldue. Merveilleux.

Et qu’est-ce que c’était que cet homme faible, qui voyait une femme passer et qui ne voyait plus rien !

Bouillonnante d’une fureur froide, elle laissa Théodore s’éloigner ; dans ses yeux, la lassitude et le regret. Il y avait eu un temps où il ne regardait qu’elle, n’est-ce pas ? Quand ils se juraient vengeance et alliance, qu’ils se découvraient l’un l’autre et qu’ils surprenaient leurs ressemblances multiples et leurs goûts communs.

Oh, et puis quelle idiote ! Quelle idiote, qui se rabaissait elle-même, seule, au rang de toutes ces femmes fades et futiles qui n’avaient jamais eu d’autres affaires que d’attendre des maris, des amants qui ne venaient pas et qui se détournaient d’elle. Oh, elle n’était pas de celles-là, elle, n’est-ce pas ? De celles qui s’abandonnaient, confuses d’abnégation, et qui s’oubliaient pour un homme qui ne valait pas mieux qu’elle et qui – comble des misères ! – n’en avait rien à faire ! Elle se fichait bien de Théodore, elle, et de ce premier dîner qui avait tout déterminé, et des presque six ans qu’ils avaient passé ensemble ! Elle ne l’aimait pas, Théodore, et si – elle devait se l’avouer – il était un amant merveilleux, et elle avait longtemps trouvé sa compagnie très agréable, elle n’était pas attachée à lui plus que ça, n’est-ce pas ?

D’ailleurs, elle n’avait rien à se reprocher ! Bien sûr, elle le savait, ils ne s’étaient jamais juré fidélité – loin de là, mais elle n’avait jamais connu quelqu’un d’autre que Théodore, depuis le temps. Théodore et Jonathan. En traversant, lors de la pseudo mort d’Ariane, une période d’obscurité terrible qui l’avait empêchée de se livrer au moindre plaisir, elle avait laissé fuir ses vingt ans ; il en avait découlé, donc, qu’elle avait du mal, depuis, à se livrer au premier venu. Elle adorait jouer avec les hommes – et ne s’en était jamais privée ! – s’amuser avec leur désir, le pousser au plus haut point, pour ensuite faire miroiter des choses qui n’aboutissaient jamais, cependant elle n’était jamais allée plus loin. Ce qui ne voulait pas dire, évidemment, qu’elle interdisait à Théodore toute escapade. Elle n’avait aucun pouvoir sur Théodore. Théodore était totalement libre. Théodore avait le droit de faire ce qui l’amusait. Mais pas en public. Pas en face de ces gens-là, pas au milieu de ce bal-là ! S’il y tenait, discrètement. Ce n’était pas difficile, pourtant ! Mais ce soir – elle l’avait lu dans ses yeux – cet imbécile avait eu envie de s’amuser, de s’amuser devant tout le monde, de s’amuser à ses dépens, et même de s’amuser avec elle, avec sa réaction, avec son regard assassin braqué sur lui !

Qu’est-ce que c’était que cet homme faible, qui voyait une femme passer et qui ne voyait plus rien ! Une Moldue, une Moldue quand on pouvait avoir Yolanda Yeabow ! Quand on était le seul à avoir Yolanda Yeabow ! Quand on mettait toute son énergie, chaque jour, au profit de Grindelwald qui voulait éradiquer les Moldus de la surface de la Terre !

Elle dévisagea un moment Alexander en face d’elle, qui lui lançait un regard qu’elle ne parvenait pas à interpréter. Tout en demandant qu’est-ce qu’elle allait faire, maintenant, qui elle allait rejoindre, et comment est-ce qu’elle allait le congédier, la sorcière laissa son regard se perdre dans la salle, totalement confuse et perdue. Ce qu’elle aurait aimé disparaître, là, maintenant, pour toujours ! Et au diable la vie aisée, le luxe, le travail qu’elle adorait et cet amant diablement parfait qu’elle avait eu ! Elle, elle savait qu’il ne lui suffirait que d’Ariane et de Jonathan pour être heureuse, et elle s’en fichait, elle s’en fichait de Grindelwald, de sa politique stupide et de ce faste inutile !

Puis soudain, brisant l’atmosphère de luxe confiné, et d’élégance raffinée qui empestait l’air, il y eu un bruit. De ces bruits qui, seuls, sont à peine perceptibles, mais répétés, sont insupportables. Des baguettes qui jaillissaient. Partout. Des invités qui sortaient leurs baguettes. Partout. Des hommes en noir qui surgissaient. Partout. Des sorts lumineux qui jaillissaient. Partout.

Avec l’habileté d’une habituée, Yolanda Yeabow fit glisser sa baguette le long de sa manche, l’empoigna fermement et, en échangeant un regard paniqué avec Alexander, comprit immédiatement de quoi il s’agissait : le mouvement de la Résistance.

Yolanda savait d’expérience qu’ils agissaient surtout en Angleterre et en France. Quoi ! on osait résister au régime de Grindelwald ? Comment ! On trouvait à redire sur l’homme qui allait tirer les sorciers de leur geôle ? En Autriche, c’était un sujet tabou que la Résistance ; on en parlait très peu, à Vienne.

Le choc ne passait pas. Sa belle figure s’était tordue, offrant un visage où l’expression dominante était un mélange de stupéfaction, d’effroi et de fureur. Inquiète ? Non. Pour personne, pas même pour elle. Seulement terrifiée qu’on ait parvenu à percer les défenses de Grindelwald avec autant d’aisance, pour débarquer si massivement…

Grindelwald ! Grindelwald ! Celui qu’on cherchait à viser, sans aucun doute, c’était lui ! Oh, elle ne doutait pas de ses capacités magiques… Mais tout cela était si confus ! Ils étaient pris comme des animaux en cage, comme des oiseaux naïfs par des prédateurs bien plus vifs, bien plus intelligents, bien plus redoutables.

Yolanda avait su qu’ils étaient dangereux pour avoir connu l’un d’eux, en être tombée amoureuse et lui avoir donné un enfant. Pitoyable idylle, honteux passé ! Seuls Théodore et Grindelwald savaient. Il n’empêchait que… Jonathan… La pensée d’être près de Jonathan, en ce moment, lui traversa l’esprit, et elle réprima honteusement un accès de bonheur soudain, sans pouvoir néanmoins s’ôter l’idée de la tête. Etait-il là, vraiment ? Etait-il de ces hommes en noir, ces hommes terrifiants dont on masquait l’identité ? Ou alors… Avait-il conservé le même nom, la même apparence ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien en savoir ? Etait-elle condamnée à vivre dans l’ignorance et dans le soupçon ! Puis – idiote ! – qu’est-ce qui lui disait que Jonathan Crewe était encore Résistant, et qu’il avait envie de la rejoindre en Autriche, participer au même carnage qu’elle, ce soir !

Elle s’activa. Quelques secondes après le début du carnage, après l’apparition des hommes vêtus de noir, elle était prête. Elle avait chassé Jonathan de son esprit, de ses pensées, et maintenant de sa baguette aussi jaillissait des jets violents. Tantôts protecteurs, tantôts offensifs, elle se concentrait pour envoyer des sorts d’une puissance extraordinaire à chaque fois. Rapide, vive, droite, elle se frayait un chemin entre des couples de sorciers effrayés, tentant de rejoindre Grindelwald, et de voir ce qu’il en était de Théodore. Elle savait Alexander près d’elle, en sécurité.

Les corps tombaient. Pas frappés de jets mortels, mais la plupart touché assez gravement. On organisait des fuites, des évacuations vers les sorties pour les sorciers impuissants, totalement sonnés, incapable de se défendre. Bientôt, il ne restait plus que les SK – dont le devoir était de défendre Grindelwald – les plus proches fidèles, et des civils impuissants qui n’avaient pas pu partir, ou se cacher.

Elle aperçu, enfin, Théodore, au fond, assez loin, toujours avec la danseuse, et sans doute un autre SK près d’eux. Intérieurement, Yolanda eut un rire ironique : à trop vouloir jouer avec les moldus, on les perdait, et ça devenait trop dangereux. Se rendait-elle compte, Ivanna, de l’engrenage satanique dans lequel elle s’était retrouvée impliquée ?

Ensuite, tout se passa très rapidement. Un des Résistant, habilement placé de sorte à ce qu’on ne le remarque pas, cherchait à viser précisément Théodore d’un Sectumsempra ; Yolanda, qui avait une vue parfaite de la scène, lança, par réflexe, un sort défensif de protection informulé, et avant de se rendre compte de ce qu’elle venait de faire, elle fit un pas de travers, fut atteinte en plein cœur et perdit connaissance.

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Oh ! je fus comme fou dans le premier moment !


Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance, tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ? Je voulais me briser le front sur le pavé ; puis je me révoltais, et, par moments, terrible, je fixais mes regards sur cette chose horrible. Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, que je l'entendais rire en la chambre à côté, que c'était impossible enfin qu'elle fût morte, et que j'allais la voir entrer par cette porte !
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MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Mar 5 Mar - 20:34

Ivanna sourit avec gratitude quand la dénommée Yolanda la complimenta pour ses pas de danse, et rosit quand son interlocutrice ajouta qu'un certain Théodore, qui se tenait à coté d'elle, appréciait davantage ses prouesses sur scène. La ballerine tourna alors la tête pour adresser un sourire à l'homme en question, qui se trouvait être tout à fait charmant. Elle ne manqua pas ses yeux pétillants et ses clins d’œil malicieux mais fit comme si elle n'avait rien remarqué.

"Merci, c'est très gentil." répondit-t-elle avec un accent russe encore assez prononcé alors que Théodore attrapait sa main pour y déposer un long -trop long- baiser.

Ivanna eut du mal à dissimuler son trouble et se sentit rosir, elle détourna les yeux et se contenta de lui adresser un sourire poli, légèrement gêné, quand il se redressa pour se présenter. L'homme passa ensuite son bras sous le sien et l'invita à faire le tour des autres invités, prenant congé de la dénommée Yolanda et de l'autre homme qui l'accompagnait. Ivanna suivit Theodore sans protester, c'était ce qu'elle faisait le mieux : suivre en silence. Se taire et être jolie. Elle fit toutefois attention à être aussi gracieuse que possible, laissant à peine son bras peser sur celui de son cavalier. Une ballerine se devait d'être toujours légère, pas plus lourde qu'une plume.

Ils accostèrent un jeune homme qui devait avoir à peu près l'âge d'Ivanna et à qui la jeune femme adressa un sourire. Théodore lui demanda alors si elle connaissait son interlocuteur, qui était apparemment "l'homme le plus passionné qui soit".

"Je n'ai malheureusement pas ce plaisir, répondit-elle poliment. Je suis enchantée, ajouta-t-elle à l'intention de celui qui s’appelait visiblement Meinhar.

Ivanna hésita un peu avant d'attraper la coupe de champagne que lui tendait Théodore. Elle ne buvait jamais, Leonid tenait à ce que toutes ces danseuses aient une hygiène de vie irréprochable. Elles n'avaient pas le droit de fumer ou de boire, devait faire très attention à leur alimentation, et dormir beaucoup. Néanmoins, Leonid tenait tout autant à ce que sa danseuse principale fasse toujours bonne impression en société, et il serait sans doute impoli de refuser ce verre. La jeune femme saisit donc la coupe et la porta lentement à ses lèvres avant d'en boire une gorgée. Elle aimait bien le champagne, même si elle n'en buvait que très rarement.

Sirotant une seconde gorgée, son bras toujours délicatement posé sur celui de Théodore, elle écoutait la conversation des deux hommes quand un bruit étranges attira son attention. Un bruit presque imperceptible de tissus froissés, et de mouvements vifs. En tournant la tête elle vit que plusieurs invités brandissaient de longs morceaux de bois, apeurés, elle remarqua également que la salle s'était remplie de personnes vêtues de noir. Des personnes qui n'étaient pas là un instant plus tôt. Quelque chose était en train de se passer, quelque chose qui lui échappait complètement. Tout à coup, un éclair de lumière étrange traversa la pièce pour frapper le mur, non loin d'elle. Elle laissa échapper un cri et sa coupe de champagne lui glissa des mains, se brisant au sol dans un bruit de cristal. Elle ne savait pas ce que c'était, mais elle avait peur. Des gens criaient, il y avait d'étranges jets de lumières partout, elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas, mais elle n'avait pas besoin d’identifier le danger pour savoir qu'il était là, près d'elle, partout. Elle se rapprocha instinctivement de Théodore mais un éclair de lumière fusa dans leur direction et les força à se séparer.

Sans savoir où elle allait, elle se mit en mouvement. Il ne fallait pas rester immobile, surtout pas. On la bousculait, elle criait, elle rasait les murs, se baissait, et elle avait la tête qui tournait. Elle rêvait, il ne pouvait pas en être autrement. Non, ce n'était pas un rêve, c'était un cauchemar. Un horrible cauchemar, parce que dans la réalité les morceaux de bois ne faisaient pas de lumière. Ce n'était pas la réalité. Ça ne pouvait pas être la réalité.

Ivanna en était arrivée là de son raisonnement quand quelqu'un la tira brusquement par le bras.

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Valeri Karaïev

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MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Mer 6 Mar - 20:28

Valeri finit sa tasse de thé et jeta un coup d'oeil à sa montre. Il allait bientôt devoir y aller. Il risquait même d'être en retard. Le chef d'orchestre avait été convié à une grande soirée de l'élite de Vienne. Tous les sang-purs et sangs-mêlés, partisans de Grindelwald, célébreraient une victoire de ce dernier sur les Anglais. Ah ... L'Angleterre ! Un pays magnifique, doté d'un grand peuple, l'un des rares à encore savoir ce que voulait dire "réfléchir". Ce n'était pas pour rien que le plus grand nombre de résistants se trouvait là-bas. Londres était une ville sublime, pour les gens raffinés, agréable à vivre et où la culture débordait des murs. Au fond de Valeri, le peu qu'il restait de son côté idéaliste espérait que les Anglais ne se plieraient jamais à Grindelwald. Mais qu'ils gagnent, qu'ils perdent, quelle importance après tout ? Aucune vraiment.

Il quitta son siège et enfila sa veste. Sa baguette à la ceinture, il vérifia qu'il n'avait rien oublié en balayant son salon du regard. Fin prêt, il transplana au lieu de la réception et sans plus attendre, entra dans le bâtiment qui se trouvait devant lui.

À l'intérieur, l'ambiance était chaleureuse. Plus qu'aux réceptions auxquelles il participait généralement. Et pour cause, la soirée était déjà avancée et l'alcool agissait. Les viennois ne tiennent pas l'alcool, se dit-il en souriant. Il se remémora les jeux de beuverie en compagnie de Lavr. Valeri gagnait toujours. Cette période où il croyait encore en l'humanité et avaient encore des idéaux venait à lui manquer des fois, mais il ne trouvait plus le courage pour croire en quoi que ce soit. Tant de fois il avait été déçu. La seule chose qui ne lui avaient jamais causé de tort, c'était lui-même. Sa mère ne l'avait pas suivi. Son ami n'avait pas survécu. Les hommes devenaient de plus en plus simples et intolérants ; où peut-être étaient-ils toujours tous les mêmes et lui seul avait changé d'avis ?

Quand il entra, plusieurs regards se tournèrent dans sa direction et déjà des visages qu'il connaissait se dirigeaient vers lui pour le saluer. Tous se mirent à vanter la victoire et Valeri faisait mine de se réjouir également. Il avait une réputation à préserver. Mais il s'en fichait totalement. L'un loua le génie de "Son Excellence, " et Valeri perdit l'espace d'une seconde son sourire en demandant :

"Grindelwald est ici ?..."

On lui désigna un homme au fond de la salle, entouré de femmes de bonne famille et d'hommes influents. Certaines personnes venaient lui murmurer quelques mots à l'oreille et ne recevaient pour toute réponse qu'un vague geste de la main. Cet homme avait une présence imposante. Mais son regard ne rappelait que trop bien à Valeri le regard qui lui avait tout arraché ... Un regard froid, vide, sombre. Le rythme cardiaque du russe s'accéléra, et son dégoût pour le mage fut difficile à dissimuler. Tellement de souvenirs le submergèrent et sa gorge se noua. Sa part de révolutionnaire revenait à la charge en lui demandant si beaucoup d'Autrichiens avaient dû quitter Vienne comme lui avait dû quitter Moscou. Ne pas y penser. Il était heureux. Il se complaisait dans son égoïsme et son orgueil. Personne ne l'avait aidé. Personne n'avait aidé son pays. Pourquoi diable devrait-il donc aider les autres ?

Il détourna le regard, meurtri. Et il l’aperçut. Cette femme ... Elle avait occupé ses pensées dernièrement. Le sourire qu'elle affichait, bien qu'il soit charmant, semblait faux à Valeri. À se forger un masque en permanence, on arrive à reconnaître celui des autres. Elle n'avait pas plus envie que lui de se trouver ici. Les hommes la traînait par le bras, l'exposant comme un trophée. Elle n'avait aucune raison de vouloir se trouver ici ...

Invanna Belinski. Elle l'avait touché cette danseuse étoile. Par deux fois. La première fois qu'il l'avait vue sur scène, ses mouvements s'étaient mariés à la mélodie avec un sentiment, une grâce et une perfection sans pareil. Et ses interprétations des personnages étaient si ... justes. Il l'avait trouvée talentueuse dès les premières notes. La deuxième fois, lors de leur rencontre au Staatsoper. Il avait décelé dans son expression quelque chose de captivant. Et bien sûr, elle n'était pas désagréable à regarder, mais ça, Valeri n'en avait que faire. Il devait l'avouer, il appréciait la ballerine et ne put résister à l'envie d'aller la saluer ... Il écarta les gens sur son chemin, serrant quelques mains au passage, toujours souriant.

Puis, entre deux personnes, il vit l'espace d'une seconde un homme entièrement vêtu de noir, des pieds à la tête ... Puis un deuxième, plus loin, perdu dans la foule. Des éclairs jaillirent de tous les côtés, et une vague de panique submergea la salle. Valeri fut emporté par un flot de Viennois et il eut l'impression de revivre les émeutes de la capitale. Etant de grande taille, il put lutter contre la foule et se tordit le cou pour tenter de voir ce qu'il se passait. Il aperçut un peu partout des silhouettes encapuchonnées et des sorts qui jaillissaient des baguettes.

Sans attendre, à son tour, il sortit la sienne. Il évita de justesse un éclair vert et lança un Stupéfix à
son assaillant. Son sort fit mouche et son attaquant se figea. Mais Valeri n'eut pas le temps de souffler, déjà il se faisait attaquer à nouveau.

Sortir, à tout prix. Inutile d'essayer les portes, les sorties seraient probablement bouchées.

Respire. Calme-toi. Réfléchis. Garde ton sang froid. Transplane.

Il fut arrêté dans son élan par le cri d'une femme et le visage d'Ivanna Belinski traversa son esprit. Il ne pouvait pas la laisser ici, cette petite femme constituée de talent à l'état pur. Ce serait une telle perte ! Un tel gâchis ! Une moldue n'avait que de très faibles chances de survivre au milieu de ce champ de bataille. Et dire faibles chances, cela était bien optimiste.

Il la chercha vainement du regard. Une silhouette fine et gracieuse, un manteau de fourrure et une robe noire ... Enfin, il l'entrevue de dos et se fraya un chemin à travers la foule, comme un forcené, se défendant et jetant des sorts à quiconque osait s'attaquer à lui. Il se dirigea droit vers elle sans la perdre des yeux. Finalement, arrivé derrière elle, il saisit son bras nu, l'attira contre lui et glissa à son oreille :

"Si vous voulez vivre, faîtes-moi confiance."

Et sans attendre aucune réponse, il transplana dans son bureau du Staatsoper.
Le changement de décor était frappant ; le silence les enveloppant encore plus. La pièce était plongée dans la pénombre, seul la lune servait de faible éclairage à travers la grande fenêtre. Autour d'eux, pas un bruit : le tumulte avait laissé place à la tranquillité la plus totale.
Valeri pouvait sentir le corps mince et fragile d'Ivanna Belinski, toujours contre lui. Il cru la sentir trembler.

"Vous n'êtes pas blessée ?" demanda-t-il d'une voix douce.

Pauvre fille. Elle devait sûrement croire qu'elle devenait folle. À moins qu'elle aie déjà été mise au courant du monde de Valeri, mais son expression indiquait tout le contraire. Sans la lâcher, il alluma une lampe sur son bureau qui produisit une lumière rassurante et attendit patiemment qu'elle reprenne ses esprits.


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"Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique."
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MessageSujet: Re: Event Vienne n°1 ∆ Le bal de la Victoire   Lun 18 Mar - 22:22

Ivanna était terrifiée. Elle avait peur, peur parce que ce cauchemar paraissait trop réaliste, peur parce qu'elle sentait tout son corps lui hurler qu'elle était en danger, de ses mains moites à son cœur battant, peur des cris, peur des corps qui s'effondraient, peur de cette lumière qui semblait jaillir de partout. Elle avait envie de fermer les yeux, de mettre ses mains sur ses oreilles et de s'accroupir dans un coin, pour attendre que ça passe. Ne plus rien voir, ne plus rien entendre et se réveiller demain. Oublier, elle voulait oublier, parce que tout ça n'existait pas. Ça ne pouvait pas exister.

Quand quelqu'un l'attrapa par le bras, elle crut que c'était terminé. C'était finit, qui que soient ses personnes en noir, ils avaient gagné, ils l'avaient attrapé. Son ravisseur la serra contre lui, lui arrachant un gémissement, et lui murmura un conseil à l'oreille. Ivanna reconnut la voix de Valeri Karaïev et fut légèrement rassurée. Oui, lui elle pouvait lui faire confiance. Il allait lui expliquer, elle allait comprendre, elle le croirait. Tout à coup, elle eut le souffle coupé. Une sensation qu'elle n'avait jamais éprouvée auparavant se diffusa dans tout son corps. Elle avait le sentiment d'être comprimée de toute part, elle avait le tournis, et elle ne pouvait plus respirer. C'était très désagréable, c'était inconnu et c'était terrifiant.

Un instant plus tard, ses pieds se posèrent de nouveau sur le sol, du moins sur quelque chose qui y ressemblait, elle préférait ne pas ouvrir les yeux tant la tête lui tournait. Il lui fallut un court moment pour réaliser que l'endroit était devenu silencieux, plus de cris, plus de bruissements de tissus, plus de verres brisés. Et il faisait plus froid, même si les tremblements qui agitaient son corps n'étaient en rien liés à cette chute de température. La ballerine ouvrit les yeux et sursauta. Elle sentait encore la main de Valeri sur son bras, mais ils n'étaient plus dans la salle de bal. La pièce ressemblait à un bureau, mais ils étaient plongés dans la pénombre et elle ne distinguait pas grande chose. C'était impossible. Elle ne comprenait pas. Comment...? Elle ne comprenait rien. Rien du tout. Ce n'était pas normal, ce n'était pas possible. Elle devenait folle, il n'y avait aucune autre explication. Elle délirait, elle rêvait, elle cauchemardait, peu importe, mais tout ça ne pouvait pas être réel.

Complètement paniquée et tremblante comme une feuille, elle leva un regard craintif vers le chef d'orchestre qui venait d'allumer une petite lampe. Elle avait besoin d'explications, mais elle craignait la vérité. Il lui demanda si elle était blessée et elle fit non de la tête. Elle n'était pas blessée, mais elle n'allait pas bien, pas bien du tout. Elle sentait ses jambes sur le point de la lâcher, elle avait froid, elle avait peur, la tête qui tournait, d'horribles images plein la tête, et elle venait de passer d'un endroit à un autre en moins de quelques secondes. La danseuse se remémora alors les paroles de Valeri. "Faites moi confiance". Et s'il savait ? S'il comprenait tout ce qui lui échappait à elle ?

"Que...qu'est ce qui se passe ? Je..."

Les mots se perdirent dans sa gorge. La panique retombait d'un seul coup pour laisser place à une peur plus profonde et ses nerfs allaient la lâcher. C'était trop pour elle, beaucoup trop. Elle aurait dû être chez elle dans un bain chaud, ou sur son canapé avec une tasse de thé. Elle ne voulait pas vivre ces choses étranges, elle n'était pas faite pour ça, elle était complètement dépassée et elle devait lutter pour ne pas se mettre à pleurer comme une enfant perdue.

"Je ne comprend pas..." avoua-t-elle finalement d'une voix tremblante.

Elle avait besoin d'être rassurée, mais elle n'était plus certaine de vouloir comprendre. Elle ne voulait pas savoir, elle voulait oublier. La peur était bien plus forte que la curiosité. Elle aurait voulu que tout ça ne soit jamais arrivé, elle voulait se réveiller dans son lit et sourire en se disant que son imagination lui avait joué des tours, mais plus le temps passait et plus elle réalisait que c'était beaucoup trop réel. Elle avait froid, et elle n'avait jamais froid dans ses rêves, elle avait mal à l'arrière du crâne, là ou elle s'était cogné quand un invité l'avoir bousculé, et toutes ses sensations n'avaient pas leur place dans les songes. Non, c'était la réalité, une horrible réalité.



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