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 « On fait l’amour sur du classique. »

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Je me nomme
Théodore Crewe

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✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 50
✝ Statut : Les femmes, le Quidditch, le théâtre ; Directeur du Département de la Justice Magique
✝ Localisation : Le lit de Yolanda



MessageSujet: « On fait l’amour sur du classique. »    Lun 14 Jan - 15:45

    16 Janvier

    La dernière note de musique résonna dans les airs, tandis que le bras suspendu du chef d’orchestre retombait lentement et que les pieds des danseurs claquaient une dernière fois sur le parquet brillant de l’Opéra national, le Staatsoper. Une salve d’applaudissements s’ensuivit, accompagnée de cris d’encouragements et de félicitations, qui sortirent Théodore Crewe de sa léthargie, son rêve éveillé, de cet univers complètement à part où il s’était enfermé avec cet orchestre, les danseurs et les jeux de lumières.

    Lentement, le jeune homme passa une main sur son visage, comme pour enlever toute trace de rêverie de ses traits, et se releva d’un geste brusque, applaudissant dignement, d’un petit claquement lent et délicat des mains, comme pour honorer la beauté et la grâce même du ballet que cette troupe venait de lui offrir, comme pour s’adapter à leur langueur et, surtout, garder un petit peu de cette symbiose entre eux, entre ses artistes et lui, entre ses créateurs d’art et lui, cette symbiose donc, que Théodore ressentait indubitablement à chaque représentation de ce genre.

    Étant un des mieux placés, puisque partageant la loge du Ministre, son meilleur ami, le très cher Alexander, Théodore avait une vue parfaite sur la scène ; aussi, quand une danseuse qui avait particulièrement retenu son attention, s’inclina respectueusement devant leur loggia, le Ministre du Département de la Justice Magique saisit une des fleurs entreposées sur la rambarde, comme décoration, et la lança d’un geste ample de la main vers la jeune femme, qui l’attrapa en souriant, lui adressant un léger clin d’œil mutin, que la plupart des femmes ne se seraient pas permis. Un sourire étira alors ses lèvres.

    Puis, après un geste respectueux de la tête envers le chef d’orchestre et le directeur de ce chef d’œuvre qui se courbaient sur la scène, Théodore se tourna vers la femme assise à ses côtés, aussi digne et majestueuse que toujours. Prenant sa main droite entre la sienne, il déposa un long baiser sur sa peau, ne s’osant pas à plus dans un endroit aussi publique. S’approchant tout de fois, pour partager une légère intimité que cette loge ne leur offrait pas, que ce monde s’agglutinant autour d’eux ne leur permettait pas, Théodore se pencha lentement vers son oreille, laissant son souffle frôler le creux de cette dernière et s’amuser à la faire frissonner :

    « Alors, ma chère, conquise ? Tu connais l’affection que je porte à cette troupe. La partages-tu, finalement ? Tu dois admettre, malgré tout, si l’idée-même que cela ne t'aies pas plu te traverse, que le jeu des danseurs est incroyable et que la dynamique de l’orchestre est incroyable, hautement incroyable ! »

    Enfin, cela faisait longtemps que Théodore n’était plus objectif en ce qui concernait les représentations de cette troupe montante du Staatsoper. C’était d’ailleurs un peu grâce à lui que leur renommée était en pleine ascension, puisqu’il ne ratait pas une occasion pour vanter les mérites, les qualités et la beauté du jeu de cette compagnie et, vu son influence, le nombre de soirées mondaines auxquelles il participait et les fréquentations qu’il avait, le nombre d’entrée pour cette troupe avait rapidement augmenté, à son plus grand plaisir. Se retournant brièvement vers Alexander, qui s’apprêtait à quitter la loge, la main toujours autour du poignet délicat de Yolanda, Théodore le remercia de son invitation et lui assura qu’ils seraient chez lui pour le déjeuner, demain, à midi tapantes. Alexander quitta finalement la loge et, rapidement, ils ne furent plus que tous les deux.

    « Alors, ma chère, que souhaites-tu faire ? Te promener un peu, peut-être ? As-tufaim ? Ou… Nous pourrions profiter de cette loge, hum ? » ajouta-t-il, taquin, en se rapprochant d’elle.

    Puis, comme il mourrait d’envie de le faire depuis qu’ils étaient sortis, car la décence ne le permettait pas devant tout le monde, il saisit son visage entre ses doigts et, lentement, furtivement, déposa ses lèvres sur celles de sa douce, ou peut-être pas tellement, Yolanda. Rapidement, il accentua le baiser, jouant avec les lèvres de son amante, caressant du bout des doigts sa joue et la peau dénudée de son dos. Puis, à bout de souffle, il recula de quelques centimètres, soufflant :

    « Hum, donc, que disais-je ? Ah oui… Que comptais-tu faire, après cette représentation ? »

    Son sourire, mutin, était une invitation pure à la débauche. Et, après, ils discuteraient au lit, avec leurs cafés et leurs thés, leurs biscuits et son cigare, enlacés, dépendants ; ils avaient plein de choses à aborder, ce soir.

_________________
Regardez-moi. Je brille, j'excelle, je surpasse tout le monde ; vous n'êtes absolument rien. Il n'y a que moi. Moi, plus fort que tous. Plus fort que Jonathan. Évidemment. Taisez-vous, arrêtez de rire. Laissez-moi rêver.
Je ne suis qu'un fou, un idiot, un grand gamin qui vit dans le passé, dans la rancoeur et la haine. Qu'un imbécile qui ne se contente pas de toute la puissance qu'il a, qui jalouse des relations anciennes, mortes et enterrées. Je ne suis qu'un fou ; laissez-moi seulement rêver. (c)OceanLounge
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Je me nomme
Yolanda Yeabow

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Admin

✝ Arrivée à Vienne : 18/09/2012
✝ Sorts : 224
✝ Baguette : bois d'if et plume de phoenix



MessageSujet: Re: « On fait l’amour sur du classique. »    Lun 14 Jan - 23:10

Tantôt léger, tantôt plus grave, l’esprit de Yolanda voguait au gré des notes de musiques. Une torpeur extraordinaire s’était emparée d’elle, sans se faire remarquer, et très doucement, ses membres et ses pensées s’engourdirent.
C’était délicieux.

Oh, ce qu’elle aimait Vienne ! Elle aimait Vienne rien que pour cela, pour passion qui émanait des gens, et pour les artistes qui grouillaient de partout ! Bien sûr, elle aimait aussi la haute Vienne, la noble Vienne, et le raffinement de l’aristocratie autrichienne, bien sûr et raffolait de participer aux dîners, de décortiquer avec amusement les visages hypocrites ou sournois de ses congénères, et de paraître en public avec Théodore, mais cela, c’était un plaisir secondaire ; aller au théâtre, à l’Opéra ou au concert, c’était un plaisir nécessaire. Lorsque la morsure de l’exil était trop douloureuse, lorsque les soirées d’hiver de Vienne étaient trop glacées, alors Yolanda devait se noyer dans l’art, s’abreuver de musique et se nourrir de vers ; il fallait que ses sens explosent dans un concentré de passion ; et ces enivrements seuls étaient capables d’adoucir sa vie, et de l’aider à apprécier davantage son bannissement dans les terres glacées d’Autriche.

Tout cela était bien beau et bien bon, mais quelque chose en elle hurlait derrière son vernis mondain et son sourire polis. Il y avait des soirs comme celui-ci, à Vienne, où Yolanda brûlait de laisser tomber son masque, de le laisser se briser dans un grand bruit, et de revenir chez elle… Oh… Chez elle… Qu’est-ce que c’était, cette culture, ce savoir-faire, ce savoir-vivre, ces manières trop raffinées ? Oh, Yolanda ne voulait pas de tout cela…! Elle ne désirait pas la neige, elle, la belle neige bien propre et bien blanche ; c’était la pluie qu’elle voulait, sa pluie glacée d’Angleterre ! – cette pluie qu’on n’attendait même plus et qu’on ne connaissait que trop bien. Elle se fichait des sublimes étendues immaculées, elle, elle voulait la boue – de cette boue qui se mêlait à l’eau du ciel, et contre laquelle on aimait pester. Et puis le Manoir de sa mère… Cette belle bâtisse autrichienne du XVIème siècle, Yolanda ne la connaissait pas et n’y avait pas grandi ; parfois, cela lui faisait peur. Bien sûr, elle était bien plus digne et plus majestueuse que le domaine anglais de son père, mais la sorcière s’y sentait bien moins en confiance. Parfois, elle se sentait coupable d’avoir abandonné son Manoir et ainsi rompu le seul lien au monde qui la rattachait à son père.
Quand reverra-t-elle donc Poudlard, l’école où elle avait grandi et enseigné ? Se rendra-t-elle un jour encore dans sa vie dans la salle d’Histoire de la Magie où elle avait commencé à faire cours, où elle avait revu Ariane dix ans après, pour la première fois ? Et le Manoir Crewe ? Elle s’était sentie chez elle, au Manoir Crewe… Et… oh ! Et la tombe de son père…!

Les dernières notes retentirent trop rapidement au goût de Yolanda qui, prisonnière de ses pensées, n’avait rien vu venir. Bientôt, les applaudissements succédèrent, et la sorcière se vit imitant le mouvement des autres, battre des mains à son tour.

Maintenant, elle comprenait l’engouement de Théodore pour cette troupe, et la passion qu’il avait eue à les suivre et à les encourager – engouement qu’elle avait eu du mal à comprendre jusqu’à ce jour. Il fallait avouer qu’elle n’avait jamais soupçonné son amant de pouvoir être un grand amateur de musique et de théâtre, mais finalement, cela allait assez bien avec le reste de sa nature : Crewe était un homme raffiné, qui aimait le luxe et les belles choses. En outre, elle le sentait attifé d’une sensibilité dormante, à peine perceptible, mais là tout de même – sans laquelle, elle s’en doutait, il n’aurait pas souffert excessivement des marques de favoritisme de son père.

Elle frémit lorsqu’il se pencha vers elle pour murmurer à son oreille.

« C’était… Oh, c’était fantastique, Théodore… Merci beaucoup…» glissa-t-elle sans élever la voix, en accompagnant comme toujours ses paroles d’un sourire glacé. « Je trouve que la musique était particulièrement extraordinaire, mais maintenant que tu en parles, visuellement, c’était assez réussi. Il va falloir que tu me ramènes ici plus souvent. »
Ce n’était pas une demande.

Yolanda regarda, ensuite, le petit jeu de Théodore et de la danseuse d’un assez mauvais œil – non pas qu’elle soit jalouse, mais qu’il regarde d’autres femmes, en public, lorsqu’ils étaient ensemble, la gênait assez. Néanmoins son amant retourna bien vite son attention sur elle et, s’emparant de sa main avant qu’elle ne puisse réagir, y déposa un long baiser ; Yolanda sourit, mais ils furent très rapidement interrompus par l’arrivée d’Alexander, et la sorcière redevint assez froide. Bien que tout les rapprochât, Yolanda et Alexander étaient très distants l’un de l’autre, s’évitaient autant que possible et, malgré leur respect l’un envers l’autre, en apparence, ils entretenaient une rivalité assez aigüe.
Tous deux, levés, prêts à partir, saluèrent l’ami de Théodore ; son amant confirma qu’ils venaient bien déjeuner chez lui le lendemain, en le remerciant de son invitation, avant que le Ministre ne quitte la loge.

Alors, avant que Yolanda ne réalise qu’ils étaient désormais seuls, il se rapprocha d’elle, la plaqua contre lui et l’embrassa fougueusement. Délicieusement surprise, elle se laissa faire et, se moquant des convenances, le lui rendit avec autant de passion, tout en se laissant couler contre lui. Par ailleurs, on sentait dans la force qu’il mettait à unir sa bouche contre la sienne que Théodore avait attendu ce baiser. Elle, elle était heureuse de sentir sa chaleur contre la sienne, ces bras puissants l’enserrer, et cette main caressante jouer avec sa peau nue et glacée.

« Eh bien, j’avais prévu de retrouver un excellent amant à moi, et de m’abandonner passionnément dans ses bras. », répondit-elle en haussant les sourcils, comme si c’était une évidence.

Leur relation était fondée sur la vengeance, évidemment, puis sur une sorte d’affection étrange, mais avant tout elle reposait sur la luxure, et la volupté qu’ils ressentaient en s’offrant l’un à l’autre, chaque soir ; en cela, son lien avec Théodore différait profondément de celui qu’elle avait eu autrefois avec Jonathan. Moins de sincérité, moins de vérité, moins de beauté ; plus de bêtises.

Elle prit son bras, et ils sortirent de l’Opéra pour déboucher dans les rues de Vienne. Oh, ce qu’il faisait froid… En Angleterre, elle avait aimé le froid ; on marchait plus vite, quand il faisait froid, et puis le vent là-bas était doux comme une caresse. Ici, le froid était un froid mordant, un froid qui faisait mal.

« Enfin, je suis assez fatiguée… », reprit-elle, plus sérieusement. « Il est trop tard pour aller manger quelque part, ça risque de prendre deux heures au moins… Puis, où est-ce que tu veux marcher dans ce froid ? Non, viens au Manoir, ce serait le plus simple », proposa-t-elle en lui rendant son sourire mutin. « On pourra nous préparer quelque chose si tu veux, et c’est bien plus confortable que les rues de Vienne à l’heure qu’il est. »

Aussitôt formulé, sa proposition fut exaucée, et ils transplantèrent rapidement dans la propriété de Yolanda. Là, tout de suite, ça changeait des rues agitées de la capitale. Ils entrèrent, ôtèrent leurs manteaux, et s’installèrent dans le petit salon bleu que Yolanda affectionnait tout particulièrement. Avec un nouveau sourire, elle s’assit près de son amant et, dans un geste de familiarité, glissa sa main dans la sienne et posa sa tête sur son épaule, comme une petite fille.

« C’était réellement magnifique… »

Les images du ballet déferlaient encore dans sa tête… Elle revoyait les danseurs virevolter, l’orchestre enchaîner les danses avec à chaque fois plus de virtuosité, et la beauté des voix s’entrechoquer ; son cœur en vibrait encore.

« Oh, j’ai trouvé ça vraiment beau, tu sais… L’Opéra… Une soirée formidable, vraiment. Puis tu diras merci à Alexander pour ces places remarquables que nous avons eues, n’est-ce pas ? » s’extasia-t-elle, comme une enfant. « J’entends encore la musique… Et je ne cesse de revoir ces couleurs, et ces danses… C’est beau, Vienne, n’est-ce pas, Théodore ? N'oublie pas que la prochaine fois, tu m'emmènes au théâtre, n'est-ce pas ? Faust va bientôt repasser, tu me dois bien ça. Et oh, ne fais pas comme si ça t'étais désagréable ! », sourit-elle. Elle reprit, d’une voix moins joyeuse, plus hésitante, plus douloureuse, moins enfantine. « Mais l’Angleterre me manque assez… Même si je suis très heureuse de pouvoir travailler ici, avec Grindelwald... Très heureuse.» Puis, en empruntant le sourire mutin qu'elle l'avait vu faire tant de fois, elle se blottit davantage contre lui, et, de sa main libre, caressa légèrement son torse. « D'ailleurs, tu nous croyais seuls dans la loge de l'Opéra ? La comtesse von Hohenfels était encore là, et elle nous à lancé un de ces regards...», fit-elle remarquer avec un sourire moqueur. « Mais toi, Théodore, tu ne m'as pas dit ce que tu comptais faire, après cette représentation ? », demanda-t-elle, doucereuse, en laissant sa main courir encore sur son torse.

_________________


Oh ! je fus comme fou dans le premier moment !


Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance, tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ? Je voulais me briser le front sur le pavé ; puis je me révoltais, et, par moments, terrible, je fixais mes regards sur cette chose horrible. Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, que je l'entendais rire en la chambre à côté, que c'était impossible enfin qu'elle fût morte, et que j'allais la voir entrer par cette porte !
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